•  Elle était née en Bretagne en 1923. Ses parents étaient venus vivre à Paris et avaient inscrit leur fille unique dans une bonne école, elle en était sortie avec d'excellents diplômes de couturière et avait travaillé dans la haute couture.

      Quand je l'ai connue, elle vivait avec sa mère malade dans un petit pavillon de banlieue qu'elle avait fait construire pour sa retraite avec les économies d'une vie sobre et austère qu'elle avait choisi, sans mari, sans enfants et avec de très rares amis. 

    Hommage à Andrée

     J’ai eu le privilège d’être son amie pendant 20 ans, j'ai appris énormément en sa compagnie, j'aimais l'écouter des après midi entiers raconter leurs vies pendant la guerre, comment elle a été sauvée de la mort grâce aux premiers traitements d'antibiotique et parler de son métier qui lui avait permis de rencontrer des gens riches et célèbres, aussi bien des politiques, show-business et même des princes arabes. Mais les plus riches ne sont pas toujours les meilleurs affirmait-elle. Elle me contait des anecdotes quelque peu salées sur cette clientèle qu'elle ne comprenait pas.

     Elle se méfiait de tout le monde qu’elle jugeait très sévèrement, pour elle il n’y avait que deux sortes de gens : les honnêtes, intègres, travailleurs, sérieux, dignes d’avoir sa considération et les autres, ceux qui n’ont forcément que des défauts et qui font des "ronds de jambes" pour obtenir des autres le meilleur et ce dont ils ont besoin comme Maître Renard disait-elle. Elle s’identifiait donc à Maître Corbeau mais en changeant à sa guise la fin de l’histoire car elle ne voulait en aucun cas lâcher son fromage, et se plaisait à imaginer Maître Renard s’en allant ventre à terre, honteux et confus.

     Longtemps je me suis demandé où elle me situait mais un jour elle me dit qu'elle voulait me remercier de mon amitié et pour ce faire,  m’offrir un cadeau. Après m'avoir fait choisir le modèle, elle a brodé pour moi ce magnifique bouquet (photo ci-dessus, les couleurs ont un peu foncé avec le temps) destiné à faire un dessus de coussin, j'ai préféré en faire un tableau.

     Elle avait peur de l'orage et du mauvais temps mais aussi de la solitude et de l'inconnu.
    Après la mort de sa mère, un jour elle me dit:
    « -J'ai un grand service à vous demander, voulez-vous être ma "dame de compagnie" pour faire un voyage sur la côte d'azur?».
     Surprenante invitation que je n'ai pas osé refuser et voilà comment j'ai fait un très beau voyage de deux semaines, entièrement gratuit, visite de: Vintimille et son marché, Menton et sa plage, St tropez et son port, Monaco et son jardin exotique, Nice et sa promenade, St Jean Cap-Ferrat et son zoo, mais aussi l'arrière pays avec ses paysages magnifiques.

     Après ce voyage, pour disait-elle, garder de bonnes habitudes, elle organisait de temps en temps des sorties à la journées. Je passais la chercher en auto de bon matin et nous allions visiter des musées, châteaux, cathédrales, expositions ou animations diverses et m'offrait toujours un bon déjeuner dans le meilleur restaurant.
     Puis c’est le cancer qui a eu le dernier mot, elle s'en est allée, voilà dix huit ans déjà, quelques jours avant la grande tempête de 1999, merci Andrée de m'avoir offert votre amitié, j'aime me souvenir de vous...


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  • C’était il y a plus de vingt ans, je travaillais dans une petite gare de banlieue.

       Un soir de vingt quatre décembre, seule, assise devant mon guichet, mon écran à droite et à gauche un vieux poste de radio qui n’avait plus de boutons, il était définitivement réglé sur ‘‘nostalgie’’, je regardais les portes de la salle d’attente qui battaient au vent. J’aurai dû aller les caler mais je n’avais pas le courage, tout était noir malgré l’éclairage des quais. Il n’y avait personne. 

        Je lève les yeux vers la pendule: dix neuf heures!. Encore deux heures à tirer pour terminer mon service. Un train entre en gare, une quinzaine d’usagers  (pour la province ont dit: voyageurs, pour la banlieue de Paris, on dit: usagers, va savoir pourquoi. Tant que j’y suis, je précise pour les non initiés que l’on doit dire: voiture pour le transport des personnes, les wagons étant réservés aux transports marchandises)  en descendent, ouvrent rapidement quelques parapluies et en une minute, disparaissent sous le crachin glacé.

       Personne ne vient au guichet, voilà qu’à la radio j’entends ‘‘petit papa Noël’’. Si le papa Noël avait la bonne idée de me faire un signe, de me renvoyer chez moi par exemple, il serait bien apprécié!. Dix neuf heures quinze! Sacrée pendule qui refuse d’avancer.

        Perdue dans mes pensées, je n’avais pas vu qu’un homme était entré, accoudé de l’autre côté de la vitre, il me regardait en souriant. Un étonnant soir de Noël….

       « - Bonsoir, dis-je »

       « - Bonsoir, répond-t-il »

       Je réponds à sa demande d’horaires de trains et après m’avoir remercié il me dit : « - Bien triste soirée avec ce temps !, Vous n’êtes pas seule au moins? ».

       « - Ah si, jusqu’à la fin du service »

       « - Quoi! quoi! quoi! vous êtes seule là, un soir de Noël?, c’est pas possible!»

       « - Ils sont donc inhumains à la SNCF ? »

       « - Mais non, mais non, je vais bientôt avoir fini et je rentrerai chez moi où ma famille m’attend! »

       « - Hein! c’est quoi ce travail, laisser une femme seule la nuit! »

       « - Sourires... »

       « - Et un soir de Noël qui plus est !… »

       Il commençait à s’échauffer, je supposais qu’il avait commencé à fêter Noël avec quelques heures d’avance!. Je m’amusais, il continuait:

       « - C’est bien l’administration ça!. Que des règlements, pas de responsables… »

       Je n’avais plus besoin de répondre, il menait la conversation tout seul.

       « - Et où sont-ils les responsables!, ils sont dans leur salon, sur  un canapé en cuir!… Eux, ne laisseraient pas leur femme seule la nuit et même pas leur chien !…»

       Soudain je regarde la pendule: vingt heures! il est temps d’arrêter ma caisse et finir de ranger. Penchée sur mes comptes, je l’entends s’attaquer aux politiciens, la gauche, la droite, tous des pourris etc.…. Puis un long silence me fait lever la tête, il était en train de fouiller les poches de son pardessus, je le vois déplier un billet de cinq cents francs et le coincer dans le passe-monnaie.

     « - Madame, je vous souhaite un joyeux Noël ».

        Ce fut le cadeau de Noël le plus insolite de toute ma vie.

        Je suis rentrée chez moi et, de sur le palier, j’ai entendu le bruit singulier que fait un bouchon quand il sort du goulot d’une bouteille de Bourgogne de vingt ans d’âge….

     Très bon et joyeux Noël à tous...

    Un étonnant soir de Noël…. 

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  • Je ne vous ai pas encore parlé de Sissi.

    Mon fiston (l’Ourson) qui habite dans la région de Tarbes avait deux chats qu’il avait hérité de moi-même car à une certaine période de ma vie, je voyageais beaucoup.

    Il y avait donc Caramel qui s’en est allé le premier et Isa (dite Zaza) 

    que vous pouvez retrouver ici, et ici .

    Zaza s’en est allée retrouver son frère en 2014, et, une des amies de l’Ourson le voyant si triste, est allée chercher un chaton au refuge pour le lui offrir. Sissi

    Ainsi Sissi est arrivée, toute mignonne dans sa jolie robe isabelle. 

    Elle avait un voisin qui s’appelait Mimichet, il venait tous les jours finir sa gamelle (la sienne, pauvre chat, n’était pas remplie tous les jours), il en profitait pour taquiner Sissi et faire quelques belles bagarres…

    Très vite, elle a voulu se dorer sur la terrasse puis l’appel de la prairie a été le plus fort, Sissi  a sauté la clôture et a exploré les environs. 

    Un jour l’Ourson l’a trouvée sur le carrelage, baignant dans une mare de sang.

    Clinique vétérinaire et beaucoup, mais vraiment beaucoup de soins, L’Ourson l’a remise sur pied physiquement mais le traumatisme demeure.

    Après enquête de voisinage, plus de vingt chats du quartier ont mystérieusement disparus (y compris Mimichet). 

    Ce que je vais dire est très choquant (pardon), mais il faut dénoncer (je suis Charlie)… Des personnes d’une certaine ethnie, que je ne nommerais pas (s’ils se reconnaissent tant mieux), s’en servent pour faire des civets (pour eux ou pour leurs chiens, on ne sait pas très bien).

    Sissi, trop petite pour cet usage, a été donnée en pâture à un chien pour jouer, il l’a secouée (a expliqué le vétérinaire aux vues tes trous fait par les crocs). Un miracle si elle a pu s’échapper. 

    Dépressive, Sissi était sous tranquillisants jusqu’au moment du déménagement de l’Ourson, pour éviter un stress supplémentaire, elle a fait un petit séjour chez une Tatie des chats.

    Une fois le minimum installé, nous l’avons ramenée dans la nouvelle maison avec la crainte qu’elle se laisse dépérir.

    Incroyable!, Sissi a fait le tour de ce nouveau domaine, a tout reniflé pendant une heure puis elle est allée s’installer sur le lit faire sa toilette, elle était enfin chez elle, en toute confiance, dans sa maison si vite adoptée.

    Fini les médicaments, Sissi a retrouvé ses jouets et sa joie de vivre comme lorsqu’elle était un chaton….

    Qu’on ne me dise plus que les chats n’aiment pas déménager!!!

    Sissi

    Sissi

    Sissi

    Sissi

    Sissi

    Sissi

     

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  • 00 (3)    Repas arrosé avec foie gras, huîtres ou saumon, dinde et champagne, voilà ce que nous en retenons en général, sans oublier la musique et ces pouettes-pouettes qui vont avec.


       Les voeux sont également de coutume à minuit, bises pour tous sont à distribuer si le coeur vous en dit et durant tout le mois de Janvier par écrit cette fois, courrier ou courriel sont de rigueur.  00 (1)

       Et autrefois, quel en était donc le sens ?
       Le 31 décembre était une fête païenne d'origine celte qui était très apprécié par les gaulois.
       S'embrasser sous une branche de gui apportait bonheur, santé et prospérité dans l'année à venir. Selon le respect de la tradition, 
    il faut brûler le gui dans la nuit du 12 au 13 janvier, c'est la coutume!.

    00 (2)   Le jour d'anniversaire du Pape Sylvestre 1er, 33 eme pape, dont le pontificat s'étendit de l'an 314 à 335, presque 22 ans. Sous son règne, le christianisme obtint le statut de religion d'empire dans le monde romain.
       Nous pouvons remonter à Babylone, 2000 avant JC.     00 (1)
       La fête durait alors 11 jours. On célébrait le dieu de la ville : Marduk.
       A Rome, en 46 avant JC, Jules Cesar décida que le 1er jour serait le jour de l'an et créa une année de 445 jours.
       La nuit précédant le 1er janvier, les romains faisaient un long repas qui permettait d'attendre la nouvelle année.
       Aujourd'hui, le jour de l'an à un autre nom: la Saint Sylvestre.

    Le jour de l'an est la célébration du 1er jour de l'année d'un calendrier. Saint Sylvestre...
    Selon si celui-ci est grégorien, romain, chinois, julien, persan, égyptien ou républicain, cela peut varier.  

       Dans tous les cas, la joie, la boustifaille et le vin coule... avec modération! Santé!

     

    Bonne et heureuse année à tous!

     

    00 (4)

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  • Je suis née en 2001. Mon frère Caramel et moi avons eu la chance de vivre dans deux familles. En fait, ce sont deux personnes de la même famille qui ont bien voulu nous accueillir. Une fleur parmi les fleurs.

     Tout d'abord, nous avons vécu avec Petite Jeanne qui a pris soin de nous comme une poule surveille ses poussins. Nous n'avons jamais eu faim, nous ne manquons de rien, surtout pas d'amour. D'ailleurs, quand Petite Jeanne n'était pas là, L’Ourson prenait soin de nous avec une patience infinie. Quelquefois, nous avons pu voyager, comme en 2001 en Corrèze. Plusieurs photographies en témoignent. Mais, c'est surtout en Picardie que nous avons passé la première partie de notre vie.

    Un jour, Chico, un chat portugais nous a rejoints. Il était bien malicieux et il a su chambouler notre vie. En plus, il est venu avec son petit piaf de rien du tout. Mais, malade, il est vite parti. En 2008, L’Ourson est devenu notre Maître et nous a amenés près des Pyrénées.

    Une fleur parmi les fleurs. La vie était bien agréable dans cet appartement avec vue sur la montagne. De ce logement, nous pouvions surveiller les Petits Oiseaux, et Caramel peut vous en raconter. Seulement, Caramel avait trop d'appétit et il a eu des problèmes que L’Ourson n'a pu résoudre. Il est brutalement parti pour le paradis des animaux sans me dire au revoir.

    Un peu plus tard, nous avons déménagé vers sa petite maison qu'il occupe encore aujourd'hui. Cette maison est très bien faite, car d'une part nous avons chacun notre chambre, et d'autre part, j'ai un jardin privé, magnifique invention, que du bonheur: j’ai le droit d’y aller sans être attachée.

    Le souci qui se pose est dans ses vacances. Je lui ai bien dit que je pouvais rester seule dans la maison et le jardin. Il rencontrera alors ma Nounou Agnès. Pensez-y, une chambre climatisée, des copains de vacances, et une Nounou qui s'occupe de tous vos chagrins. Dans cette pension, j'ai ma chambre attitrée et pleins de souvenirs qui forment la jeunesse. Une fleur parmi les fleurs.

    C'est ainsi que les années passent, dans le bonheur le plus complet. Je rencontrerai un petit chat de rien du tout: ce Mimichet qui deviendra un gros matou, il pique volontiers dans mon assiette. Mais bon, il y en a assez pour nous deux et je lui accorde un droit de passage.

    Aujourd'hui, c'est l'automne. Je me sens un peu patraque. L’Ourson le voit vite et m'amène chez la véto. Je ne le sais pas encore, mais ce sont mes derniers jours. Après bon nombre de soins, je cherche le frais dans la nuit et ne me nourris plus. L’Ourson me met en clinique pour me donner les meilleures chances. Mais, je m'affaiblis de plus en plus.

    Dans la clinique, je suis allongée sous le Soleil (lampe chauffante). Je me sens bien. L’Ourson me caresse le museau et je le caresse à mon tour, je cligne des yeux, je ronronne, on me caresse les coussinets, c'est ainsi, sereine, que je m'endors pour toujours.

    Je retrouverais Caramel, je sais qu’il m'attend et m'apprendra toutes les bêtises que l'on peut faire là-bas. Sans autres regrets que le chagrin des miens, j'emporte le Soleil qui met fin à l'été indien.

    Je vais faire un câlin à Caramel de votre part…

     Pensées de Isa, écrites par L’Ourson.

    Une fleur parmi les fleurs.

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  •           Hier soir, la radio a dit qu'il allait faire chaud. Du coup, L’Ourson (mon Maître) a aéré l'appartement durant une partie de la nuit et pris des dispositions pour garder la fraîcheur durant la journée. Ce matin, il est parti au travail me laissant seule sur le lit que je partage avec lui. Je m'installe pour faire la sieste du matin dans l'armoire laissée semi-ouverte, précisément à l'étage où se trouve le vieux pyjama de L’Ourson que celui-ci a laissé, j'en suis sûre, à mon intention.

     Les pierres chaudes          12h45. L’Ourson rentre, je l'accueille avec plaisir pour me faire caresser. Il vérifie le thermomètre et, satisfait de cette observation, il baisse le store de la baie vitrée afin de limiter l'impact du Soleil sur la température intérieure. Après avoir bu le café, nous nous installons dans le lit durant quelques dizaines de minutes pour permettre à lui un peu de repos. Je l'accompagne afin de veiller sur son sommeil un peu précaire en ce moment.

               13h40. L’Ourson me réveille en défaisant le lit dont il extrait les draps pour les mettre dans le lave-linge. Ce n'est pas bien grave car le canapé est là pour relayer ces quelques instants de repos. L’Ourson me laisse avec le bruit de la lessiveuse pour partir effectuer ses activités de l'après-midi. Dehors, il fait 40°C à l'ombre, mais l'ombre est bien rare et c'est dans l'enfer d'une atmosphère brûlante à 50°C que L’Ourson plonge. Les pierres chaudes

               19h00. L’Ourson revient et nous sert un grand verre d'eau dont je lui dispute la souveraineté. Moi aussi, j'ai chaud. Après un instant de câlins sur le canapé, nous sortons le Tancarville, autrement appelé séchoir à linge qu’il installe sur le balcon. J'en profite pour sortir et profiter de cette chaude soirée qui n'est pas si éprouvante que cela car le vent s'est levé et il y a de l'air. 

               Je papote un instant avec ma voisine de balcon, mais celle-ci pouffe et se fait évacuer par sa Maîtresse. Le contenu du lave-linge se retrouve en un instant sur le séchoir et c'est sous une tente composée par les draps que je m'installe pour la sieste du soir. Les pierres du balcon ont chauffé toute l'après-midi et il fait bon s'y frotter le dos. Les quatre fers en l'air, je m'endors dans la béatitude la plus complète sur les pierres chaudes à l'ombre des draps déjà secs.              

               Pensées de Isa, écrites par L’Ourson.

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  •    Mon Maître (qu’on appelle L’Ourson) nous a installés dans son nouvel appartement. Ce nouveau logis est pour moi intéressant. En effet, il est très lumineux, comporte un balcon, et une large baie vitrée autorisant un regard sur l'extérieur. 

    Les Petits Oiseaux

       De plus, situé au deuxième étage, la vue donne sur les Pyrénées pour faire plaisir à L’Ourson, et sur les arbres plantés par la municipalité, des arbres garnis de petits oiseaux pour me faire plaisir. Et puis, il faut bien dire que l'intendance a suivi, les croquettes sont toujours là, et je réclame souvent ma pâté quotidienne.

        Cependant, à mesure que l'hiver s'installe, les arbres se déplument et les petits oiseaux s'en vont avec le Soleil. Qu'importe, ce nouvel appartement est muni de quelques angles de mur, juste présent pour que je m'y fasse les griffes. Au bout de quelques jours, ma sœur et moi sommes habitués et nous faisons la chasse à nos fantômes imaginaires tout en poussant des cris guerriers.

        Je suis très heureux dans cet appartement, comme d'ailleurs dans toutes les maisons où j'ai eu l'occasion de séjourner. L’Ourson, avec qui je dispute parfois la gouvernance des lieux, a mis le chauffage au gaz et je n'ai jamais connu les rigueurs de l'hiver. Tout au plus ai-je fait quelques pas dans la neige, tombée en abondance cette année, sur ce balcon où j'ai le droit de sortir sans laisse. J'ai également fait la connaissance d'une chatte isabelle sur ce balcon partagé entre les deux appartements. Mais L’Ourson n'étant pas présent tout le temps, nos regards n'ont pu se croiser qu'au travers de la baie vitrée. C'est ainsi que l'hiver avance, entre le lit de L'Ourson et le paillasson de la baie vitrée. 

     Quand les petits oiseaux reviendront ils ?

        Aujourd'hui, c'est le printemps, enfin, je veux dire que c'est ce qui est écrit sur le calendrier, parce que la réalité des choses est différente et L’Ourson se fait du souci pour la note de gaz. J'ai un peu mal.

     Les Petits Oiseaux  L'Ourson, qui parle chat, le comprend très vite et part acheter des médicaments pédiatriques. Cependant, la fièvre monte et rendez-vous est pris chez le vétérinaire. Celui-ci me fera deux piqûres pour me soigner.

       L'Ourson doit partir ce soir et cette nuit à Toulouse. Heureusement et comme à l'accoutumée, P…. viendra nous voir, ma sœur et moi; il prendra soin de nous et donnera des nouvelles rassurantes à L’Ourson via un SMS.

      Lorsqu’il rentre, il voit très vite que la fièvre est tombée. J'ai besoin de repos car ma fatigue est très importante. Content de le retrouver, je me risque à quelques ronronnements. Rassuré, L’Ourson part au kiné car il a lui-même ses problèmes à résoudre. C'est en son absence que je dois partir pour le Paradis des Animaux, en plein milieu de mon sommeil et sans souffrir.

      En route pour ma dernière demeure, c'est ce jour-là qu'ont choisi des milliers de petits oiseaux pour revenir, en amenant le Soleil, et de coloniser les arbres devant la baie vitrée.

      Pensées de  Caramel, écrites par l’Ourson (le fils de Petite Jeanne). 

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  •     Plus que deux jours: aux douze coups de minuit la tradition veut que l’on s’embrasse sous une branche de gui, cela présage du bonheur pour la nouvelle année. Mais d’où vient cette tradition du baiser sous le gui ?.
       Pour les Celtes et les Druides cette plante était sacrée, on l’a surnommait : " Celle qui guérit tout". Une légende dit qu’ils cueillaient le gui et l’accrochaient à l’entrée de leur maison pour se protéger des mauvais esprits.

     

      Une autre légende scandinave veut que le dieu soleil Baldut supposé invulnérable ait été tué par une flèche fabriquée avec une tige de gui et lancée par le démon Loki. Embrassons-nous sous le gui!...

     Preyla déesse de l'amour implora les autres dieux pour qu’il revienne à la vie, et promit d’embrasser quiconque passerait sous le gui. Évidemment, Baldut ressuscita. De cette légende naquit la coutume du baiser sous le gui, dès lors symbole de l’amour et du pardon.


     

      

     

     

     

     

     

    Pour d'autres,  la tradition  d’embrasser une personne sous une branche de gui viendrait d’une légende galloise. Alors que les compagnons des trois filles du roi Gwydyr devaient partir à la guerre, ils retrouvèrent  leurs fiancées à l’ombre de vieux chênes chargés de gui sacré et demandèrent un gage d’amour : Chacune des trois filles du roi enleva la plume de paon qui ornait sa chevelure et l’offrit à son fiancé. " Encore"  déclarèrent tendrement ceux-ci. Alors chacune des filles du roi détacha de ses cheveux la branche de gui qui soutenait la plume de paon. "Encore" supplièrent les fiancés. Comme les filles du roi n'avaient plus rien à donner, elles accordèrent à leurs fiancés un baiser… Un baiser sous le gui!

     

       Mais qu'importe la légende, mercredi soir à minuit n'échappez pas à la tradition, embrassez-vous sous le gui, le gui porte bonheur qui vous apportera une heureuse nouvelle année. Mais attention ne mettez pas les petites baies blanches du gui à la bouche, elles sont toxiques; les feuilles et branches le sont également.  

       "Au gui l'an neuf"
       Bonne et heureuse année  2015 à toutes et tous!


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  • Le retour

     

    Après une interruption de quelques mois, je reviens vers vous, mes amis blogueurs, vous me l’avait si gentiment Le retourdemandé.

    Je vous remercie de votre fidélité.

     

    Beaucoup d’entre vous le savent déjà, j’ai écrit mes souvenirs d’enfance pour tordre le cou à mes anciens traumatismes, il m’a fallu plusieurs années pour y parvenir. Ce n’est pas que je sois fière de ce que j’ai écrit (je sais que cela n’a aucune valeurs),  mais je suis fière d’avoir osé le faire et je dois dire que de m’être ainsi exprimé m’a permis de me libérer, tout au moins en partie.

     

    Jusqu’à mes 55 ans, je ne savais pas que j’en serais capable mais une fois commencé, je ne sais plus m’arrêter d’écrire… 

    Le retourComme une sorte de drogue, si l’on peut dire !...

    En ressassant mon enfance, je me suis aperçue que dans ma vie, j’avais eu très peu d’insouciance, d’enfance justement. C’est à ce moment-là que mes petits enfants sont arrivés et j’ai eu envie de vivre un peu d’innocence, enfin…  

    Le retour

     

    Et c’est ainsi que m’est venu l’idée d’écrire des histoires pour enfants (pour l'enfant que je n'ai pas été). J’en ai écrite trois ou quatre, puis, comme ma petite fille me racontait la vie imaginaire de sa poupée Barbie, je lui ai proposé d’écrire Le retourl’histoire de cette princesse.  L’idée a suivi son bonhomme de chemin, nous en sommes à la 42ième

    Aujourd’hui, l’aînée (10 ans) écrit des pages spontanément, sans aucune aide.

     Allez, c’est parti, une publication chaque lundi, comme avant, je remonte celles déjà publiées pour suivre l’évolution de nos ‘‘œuvres’’. 

     

    Le retour

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  • The end...

    A la suite de votre demande et vos gentils commentaires, je converti le premier titre de ce article the end en très longue pause…

    Merci à tous et peut être à plus tard, je ne sais pas quand, certainement des mois… 

    The end

    Fin du blog...

    Je remercie vivement tous les participants, de loin ou de près.

    Je fête à la fois mon départ et mes cinq ans de blog, enrichie d'une expérience nouvelle: L'amitié virtuelle, sans distance ni frontières qui m’a donné beaucoup de baume au cœur.

    Des problèmes personnels, aléas de la vie, ont fait que je ne voyage plus, j'ai des soucis de santé, je n'ai plus d'inspiration, etc. Je m'en vais donc chercher autre chose, peut être trouverais-je des horizons nouveaux.

    Bonne route à tous les lecteurs anonymes et à mes amis blogueurs fidèles, je ne manquerais pas de continuer à aller vous visiter....

    Je reviendrais peut-être... un jour... si mon ciel redevient bleu....

    Pour rester dans les créations, je passe à la mienne, pour vous amis blogueurs, vous êtes nombreux à me l'avoir demandé: mon livre sur l'histoire de mon enfance est enfin édité, pour le trouver, cliquer sur le lien ci-dessous:

    Acheter Mes souvenirs d\'enfance

    Un grand merci et bonne et heureuse année 2014 à tous...

     Petite-Jeanne

     The end...

     

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