• En 1968 j’avais 20 ans..., et... 50 ans ont passés. Déjà!

    Je vous offre mon souvenir de ce mois-là, resté dans l’histoire mais aussi dans mon coeur pour d’autres raisons.

    Avec ma toute nouvelle amie Monique, (encore plus folle que moi) nous avons voulu changer de vie et pour ce faire changer de travail.

    Nous voilà engagées dans une ferme au "Théron". C'était un petit fermier qui était producteur (entre autre) de fraises. Ainsi, tout le mois de mai 68, nous l'avons passé en maillot de bain et casquette dans un champ de fraises. Au début, nous avons eu un très violent mal au dos, mais peu à peu, le corps s'habitue et nous avons appris à préparer de jolis petits paniers de fruits que le patron allait, chaque jour, vendre directement aux commerçants de la région. Dans le calme de la campagne, sous le soleil, nous avions d'interminable discussions, nous avons tenté encore d'y intéresser le patron et la patronne qui travaillaient avec nous, lui, participait parfois mais elle, elle disait: «-Mais où vont-elles chercher tout ça!». Nous étions logées et nourries chez eux, le soir, ils nous invitaient (avec insistance) à aller nous coucher. Nous montions dans la chambre, et aussitôt nous sortions par la fenêtre, non pas parce que nous voulions aller quelque part, mais par simple esprit de contradiction. 

      Mai 68…  Il y avait une parente à eux qui était venue spécialement pour cuisiner, elle faisait bien la cuisine mais elle était très sale et chaque soir, elle regardait la crasse sur ses jambes et disait: «-Demain, va falloir que je me lave». Mais elle ne le faisait jamais. L'après-midi, quand elle avait fini de laver sommairement la vaisselle, elle venait aux champs nous aider, et, lorsqu'elle avait un besoin, elle s'éloignait d'à peine deux mètres, écartait ses jambes et en soulevant légèrement ses jupons, elle urinait debout. C'était la récréation, nous en mourions de rire.

         Nous n'écoutions pas la radio, nos conversations nous suffisaient, nous n'étions que très peu au courant des événements politiques. Mais un jour, le patron nous dit qu'il devait chercher de l'essence car au village il y en avait plus. Plus d'essence? comment ce fait-il?. C'est ainsi que nous avons pris conscience de la gravité de la crise. Tout était bloqué, la France était paralysée, tout le monde en grève sauf ceux qui travaillaient à leur compte, mais bientôt ils ont bien étés obligés d‘arrêter aussi, faute de carburant ou de matières premières ou à cause des barrages que les grévistes organisaient pour tout bloquer. Alors, tous les vélos, neufs ou vieux,.sont sortis dans les rues et chacun tentait de s’approvisionner comme il pouvait, car bien vite, les magasins ont été vidés. Alors, trocs et systèmes D ont refait surface. Nous deux, n'avions aucun soucis, nous passions à table sans nous inquiéter, nous ramassions les fraises tranquillement, et nous n'avons même pas pensé à faire grève. Le patron n’avait aucun mal à écouler sa production, les gens manquaient de tout et le moindre panier de fraises était le bienvenu. Mais son transport commençait à poser problème. 

         C’est alors que le grand-père qui vivait là aussi est revenu sur le devant de la scène. Il avait un vieux cheval qu’il avait sauvé de l’abattoir, ce cheval coûtait beaucoup de foin et ne rapportait rien mais son fils, après de violentes discussions, avait accepté de le garder à la ferme. Un matin, nous avons eu la surprise de trouver le cheval dans la cour attelé à une vieille carriole, et le père demandant au fils: «-Allons, charges donc tes caisses et je vais te les porter où tu veux». Et le vieux a fait les livraisons, bien content de pouvoir enfin critiquer, le pétrole, les moteurs et le modernisme.

    Courant juin, le travail a repris peu à peu, et tout est revenu à la vie, à un cours normal. Nous ne savions pas encore que Mai 68 entrerait dans l'histoire de notre pays, c'est petit à petit que les mentalités ont changé, les gens ont osé..., osé parler de leur pensées profondes, ont osé demander, ont osé se plaindre de tout, même injustifié, et ont osé exiger. Mai 68…

    Une vraie révolution culturelle et sociale. Enfin tout ceci est mon opinion toute personnelle.

        Voici quelques slogans de l'époque, ils ne sont pas forcément judicieux mais je les adore:

    ·         Il est interdit d'interdire

    ·         Désirer la réalité, c'est bien! Réaliser ses désirs, c'est mieux !

    ·         Ne vous emmerdez plus ! Emmerdez les autres !

    ·         J'ai quelque chose à dire, mais je ne sais pas quoi.

    ·         Ouvrons les portes des asiles, des prisons et autres facultés.

    ·         Nous sommes des rats (peut-être) et nous mordons les enragés.

    ·         J'emmerde la société et elle me le rend bien !

    ·         Le respect se perd, n'allez pas le chercher !      

    ·        Le pouvoir est au bout du fusil. (Est-ce que le fusil est au bout du pouvoir ?)

    ·         Ne prenez plus l'ascenseur ! Prenez le pouvoir !

    ·       Les murs ont des oreilles. Vos oreilles ont des murs.

    ·         Soyez réalistes, demandez l'impossible !

    Je vous abandonne 3 semaines pour une visite dans Les Pyrénées….

     

    Partager via Gmail Yahoo!

    23 commentaires
  • Au fil de mes balades, j’ai capturé ça et là, des animaux qui ne souffriront pas de cette mise en cage!....

    Des animaux…. autrement.

    Des animaux…. autrement.

    Des animaux…. autrement.

    Des animaux…. autrement.

    Des animaux…. autrement.

    Des animaux…. autrement.

    Des animaux…. autrement.

    Des animaux…. autrement.

    Des animaux…. autrement.

    Des animaux…. autrement.

    Des animaux…. autrement.

    Des animaux…. autrement.

    Des animaux…. autrement.

    Des animaux…. autrement.

    Des animaux…. autrement.

     

    Partager via Gmail Yahoo!

    28 commentaires
  • Que vous soyez fier comme un coq

    Fort comme un bœuf

    Têtu comme un âne

    Malin comme un singe

    Ou simplement un chaud lapin

    Vous êtes tous, un jour ou l'autre

    Devenu chèvre pour une caille aux yeux de biche

    Vous arrivez à votre premier rendez-vous

    Fier comme un paon

    Et frais comme un gardon

    Et là ... Pas un chat !

    Vous faites le pied de grue

    Vous demandant si cette bécasse vous a réellement posé un lapin

    Il y a anguille sous roche

    Et pourtant le bouc émissaire qui vous a obtenu ce rancard

    La tête de linotte avec qui vous êtes copain comme cochon

    Vous l'a certifié

    Cette poule a du chien

    Une vraie panthère !

    C'est sûr, vous serez un crapaud mort d'amour

    Mais tout de même, elle vous traite comme un chien

    Vous êtes prêt à gueuler comme un putois

    Quand finalement la fine mouche arrive

    Bon, vous vous dites que dix minutes de retard

    Il n'y a pas de quoi casser trois pattes à un canard

    Sauf que la fameuse souris

    Malgré son cou de cygne et sa crinière de lion

    Est en fait aussi plate qu'une limande

    Myope comme une taupe

    Elle souffle comme un phoque

    Et rit comme une baleine

    Une vraie peau de vache, quoi !

    Et vous, vous êtes fait comme un rat

    Vous roulez des yeux de merlan frit

    Vous êtes rouge comme une écrevisse

    Mais vous restez muet comme une carpe

    Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez

    Mais vous sautez du coq à l'âne

    Et finissez par noyer le poisson

    Vous avez le cafard

    L'envie vous prend de pleurer comme un veau

    (ou de verser des larmes de crocodile, c'est selon)

    Vous finissez par prendre le taureau par les cornes

    Et vous inventer une fièvre de cheval

    Qui vous permet de filer comme un lièvre

    C'est pas que vous êtes une poule mouillée

    Vous ne voulez pas être le dindon de la farce

    Vous avez beau être doux comme un agneau

    Sous vos airs d'ours mal léché

    Faut pas vous prendre pour un pigeon

    Car vous pourriez devenir le loup dans la bergerie

    Et puis, ç'aurait servi à quoi

    De se regarder comme des chiens de faïence

    Après tout, revenons à nos moutons

    Vous avez maintenant une faim de loup

    L'envie de dormir comme un loir

    Et surtout vous avez d'autres chats à fouetter.

    Billet d'humour de Jean D'ORMESSON !!! 

    Hommage à la langue française

    Partager via Gmail Yahoo!

    33 commentaires
  •  Elle était née en Bretagne en 1923. Ses parents étaient venus vivre à Paris et avaient inscrit leur fille unique dans une bonne école, elle en était sortie avec d'excellents diplômes de couturière et avait travaillé dans la haute couture.

      Quand je l'ai connue, elle vivait avec sa mère malade dans un petit pavillon de banlieue qu'elle avait fait construire pour sa retraite avec les économies d'une vie sobre et austère qu'elle avait choisi, sans mari, sans enfants et avec de très rares amis. 

    Hommage à Andrée

     J’ai eu le privilège d’être son amie pendant 20 ans, j'ai appris énormément en sa compagnie, j'aimais l'écouter des après midi entiers raconter leurs vies pendant la guerre, comment elle a été sauvée de la mort grâce aux premiers traitements d'antibiotique et parler de son métier qui lui avait permis de rencontrer des gens riches et célèbres, aussi bien des politiques, show-business et même des princes arabes. Mais les plus riches ne sont pas toujours les meilleurs affirmait-elle. Elle me contait des anecdotes quelque peu salées sur cette clientèle qu'elle ne comprenait pas.

     Elle se méfiait de tout le monde qu’elle jugeait très sévèrement, pour elle il n’y avait que deux sortes de gens : les honnêtes, intègres, travailleurs, sérieux, dignes d’avoir sa considération et les autres, ceux qui n’ont forcément que des défauts et qui font des "ronds de jambes" pour obtenir des autres le meilleur et ce dont ils ont besoin comme Maître Renard disait-elle. Elle s’identifiait donc à Maître Corbeau mais en changeant à sa guise la fin de l’histoire car elle ne voulait en aucun cas lâcher son fromage, et se plaisait à imaginer Maître Renard s’en allant ventre à terre, honteux et confus.

     Longtemps je me suis demandé où elle me situait mais un jour elle me dit qu'elle voulait me remercier de mon amitié et pour ce faire,  m’offrir un cadeau. Après m'avoir fait choisir le modèle, elle a brodé pour moi ce magnifique bouquet (photo ci-dessus, les couleurs ont un peu foncé avec le temps) destiné à faire un dessus de coussin, j'ai préféré en faire un tableau.

     Elle avait peur de l'orage et du mauvais temps mais aussi de la solitude et de l'inconnu.
    Après la mort de sa mère, un jour elle me dit:
    « -J'ai un grand service à vous demander, voulez-vous être ma "dame de compagnie" pour faire un voyage sur la côte d'azur?».
     Surprenante invitation que je n'ai pas osé refuser et voilà comment j'ai fait un très beau voyage de deux semaines, entièrement gratuit, visite de: Vintimille et son marché, Menton et sa plage, St tropez et son port, Monaco et son jardin exotique, Nice et sa promenade, St Jean Cap-Ferrat et son zoo, mais aussi l'arrière pays avec ses paysages magnifiques.

     Après ce voyage, pour disait-elle, garder de bonnes habitudes, elle organisait de temps en temps des sorties à la journées. Je passais la chercher en auto de bon matin et nous allions visiter des musées, châteaux, cathédrales, expositions ou animations diverses et m'offrait toujours un bon déjeuner dans le meilleur restaurant.
     Puis c’est le cancer qui a eu le dernier mot, elle s'en est allée, voilà dix huit ans déjà, quelques jours avant la grande tempête de 1999, merci Andrée de m'avoir offert votre amitié, j'aime me souvenir de vous...


    Partager via Gmail Yahoo!

    33 commentaires
  • C’était il y a plus de vingt ans, je travaillais dans une petite gare de banlieue.

       Un soir de vingt quatre décembre, seule, assise devant mon guichet, mon écran à droite et à gauche un vieux poste de radio qui n’avait plus de boutons, il était définitivement réglé sur ‘‘nostalgie’’, je regardais les portes de la salle d’attente qui battaient au vent. J’aurai dû aller les caler mais je n’avais pas le courage, tout était noir malgré l’éclairage des quais. Il n’y avait personne. 

        Je lève les yeux vers la pendule: dix neuf heures!. Encore deux heures à tirer pour terminer mon service. Un train entre en gare, une quinzaine d’usagers  (pour la province ont dit: voyageurs, pour la banlieue de Paris, on dit: usagers, va savoir pourquoi. Tant que j’y suis, je précise pour les non initiés que l’on doit dire: voiture pour le transport des personnes, les wagons étant réservés aux transports marchandises)  en descendent, ouvrent rapidement quelques parapluies et en une minute, disparaissent sous le crachin glacé.

       Personne ne vient au guichet, voilà qu’à la radio j’entends ‘‘petit papa Noël’’. Si le papa Noël avait la bonne idée de me faire un signe, de me renvoyer chez moi par exemple, il serait bien apprécié!. Dix neuf heures quinze! Sacrée pendule qui refuse d’avancer.

        Perdue dans mes pensées, je n’avais pas vu qu’un homme était entré, accoudé de l’autre côté de la vitre, il me regardait en souriant. Un étonnant soir de Noël….

       « - Bonsoir, dis-je »

       « - Bonsoir, répond-t-il »

       Je réponds à sa demande d’horaires de trains et après m’avoir remercié il me dit : « - Bien triste soirée avec ce temps !, Vous n’êtes pas seule au moins? ».

       « - Ah si, jusqu’à la fin du service »

       « - Quoi! quoi! quoi! vous êtes seule là, un soir de Noël?, c’est pas possible!»

       « - Ils sont donc inhumains à la SNCF ? »

       « - Mais non, mais non, je vais bientôt avoir fini et je rentrerai chez moi où ma famille m’attend! »

       « - Hein! c’est quoi ce travail, laisser une femme seule la nuit! »

       « - Sourires... »

       « - Et un soir de Noël qui plus est !… »

       Il commençait à s’échauffer, je supposais qu’il avait commencé à fêter Noël avec quelques heures d’avance!. Je m’amusais, il continuait:

       « - C’est bien l’administration ça!. Que des règlements, pas de responsables… »

       Je n’avais plus besoin de répondre, il menait la conversation tout seul.

       « - Et où sont-ils les responsables!, ils sont dans leur salon, sur  un canapé en cuir!… Eux, ne laisseraient pas leur femme seule la nuit et même pas leur chien !…»

       Soudain je regarde la pendule: vingt heures! il est temps d’arrêter ma caisse et finir de ranger. Penchée sur mes comptes, je l’entends s’attaquer aux politiciens, la gauche, la droite, tous des pourris etc.…. Puis un long silence me fait lever la tête, il était en train de fouiller les poches de son pardessus, je le vois déplier un billet de cinq cents francs et le coincer dans le passe-monnaie.

     « - Madame, je vous souhaite un joyeux Noël ».

        Ce fut le cadeau de Noël le plus insolite de toute ma vie.

        Je suis rentrée chez moi et, de sur le palier, j’ai entendu le bruit singulier que fait un bouchon quand il sort du goulot d’une bouteille de Bourgogne de vingt ans d’âge….

     Très bon et joyeux Noël à tous...

    Un étonnant soir de Noël…. 

    Partager via Gmail Yahoo!

    32 commentaires
  • Je ne vous ai pas encore parlé de Sissi.

    Mon fiston (l’Ourson) qui habite dans la région de Tarbes avait deux chats qu’il avait hérité de moi-même car à une certaine période de ma vie, je voyageais beaucoup.

    Il y avait donc Caramel qui s’en est allé le premier et Isa (dite Zaza) 

    que vous pouvez retrouver ici, et ici .

    Zaza s’en est allée retrouver son frère en 2014, et, une des amies de l’Ourson le voyant si triste, est allée chercher un chaton au refuge pour le lui offrir. Sissi

    Ainsi Sissi est arrivée, toute mignonne dans sa jolie robe isabelle. 

    Elle avait un voisin qui s’appelait Mimichet, il venait tous les jours finir sa gamelle (la sienne, pauvre chat, n’était pas remplie tous les jours), il en profitait pour taquiner Sissi et faire quelques belles bagarres…

    Très vite, elle a voulu se dorer sur la terrasse puis l’appel de la prairie a été le plus fort, Sissi  a sauté la clôture et a exploré les environs. 

    Un jour l’Ourson l’a trouvée sur le carrelage, baignant dans une mare de sang.

    Clinique vétérinaire et beaucoup, mais vraiment beaucoup de soins, L’Ourson l’a remise sur pied physiquement mais le traumatisme demeure.

    Après enquête de voisinage, plus de vingt chats du quartier ont mystérieusement disparus (y compris Mimichet). 

    Ce que je vais dire est très choquant (pardon), mais il faut dénoncer (je suis Charlie)… Des personnes d’une certaine ethnie, que je ne nommerais pas (s’ils se reconnaissent tant mieux), s’en servent pour faire des civets (pour eux ou pour leurs chiens, on ne sait pas très bien).

    Sissi, trop petite pour cet usage, a été donnée en pâture à un chien pour jouer, il l’a secouée (a expliqué le vétérinaire aux vues tes trous fait par les crocs). Un miracle si elle a pu s’échapper. 

    Dépressive, Sissi était sous tranquillisants jusqu’au moment du déménagement de l’Ourson, pour éviter un stress supplémentaire, elle a fait un petit séjour chez une Tatie des chats.

    Une fois le minimum installé, nous l’avons ramenée dans la nouvelle maison avec la crainte qu’elle se laisse dépérir.

    Incroyable!, Sissi a fait le tour de ce nouveau domaine, a tout reniflé pendant une heure puis elle est allée s’installer sur le lit faire sa toilette, elle était enfin chez elle, en toute confiance, dans sa maison si vite adoptée.

    Fini les médicaments, Sissi a retrouvé ses jouets et sa joie de vivre comme lorsqu’elle était un chaton….

    Qu’on ne me dise plus que les chats n’aiment pas déménager!!!

    Sissi

    Sissi

    Sissi

    Sissi

    Sissi

    Sissi

     

    Partager via Gmail Yahoo!

    28 commentaires
  • 00 (3)    Repas arrosé avec foie gras, huîtres ou saumon, dinde et champagne, voilà ce que nous en retenons en général, sans oublier la musique et ces pouettes-pouettes qui vont avec.


       Les voeux sont également de coutume à minuit, bises pour tous sont à distribuer si le coeur vous en dit et durant tout le mois de Janvier par écrit cette fois, courrier ou courriel sont de rigueur.  00 (1)

       Et autrefois, quel en était donc le sens ?
       Le 31 décembre était une fête païenne d'origine celte qui était très apprécié par les gaulois.
       S'embrasser sous une branche de gui apportait bonheur, santé et prospérité dans l'année à venir. Selon le respect de la tradition, 
    il faut brûler le gui dans la nuit du 12 au 13 janvier, c'est la coutume!.

    00 (2)   Le jour d'anniversaire du Pape Sylvestre 1er, 33 eme pape, dont le pontificat s'étendit de l'an 314 à 335, presque 22 ans. Sous son règne, le christianisme obtint le statut de religion d'empire dans le monde romain.
       Nous pouvons remonter à Babylone, 2000 avant JC.     00 (1)
       La fête durait alors 11 jours. On célébrait le dieu de la ville : Marduk.
       A Rome, en 46 avant JC, Jules Cesar décida que le 1er jour serait le jour de l'an et créa une année de 445 jours.
       La nuit précédant le 1er janvier, les romains faisaient un long repas qui permettait d'attendre la nouvelle année.
       Aujourd'hui, le jour de l'an à un autre nom: la Saint Sylvestre.

    Le jour de l'an est la célébration du 1er jour de l'année d'un calendrier. Saint Sylvestre...
    Selon si celui-ci est grégorien, romain, chinois, julien, persan, égyptien ou républicain, cela peut varier.  

       Dans tous les cas, la joie, la boustifaille et le vin coule... avec modération! Santé!

     

    Bonne et heureuse année à tous!

     

    00 (4)

    Partager via Gmail Yahoo!

    26 commentaires
  • Je suis née en 2001. Mon frère Caramel et moi avons eu la chance de vivre dans deux familles. En fait, ce sont deux personnes de la même famille qui ont bien voulu nous accueillir. Une fleur parmi les fleurs.

     Tout d'abord, nous avons vécu avec Petite Jeanne qui a pris soin de nous comme une poule surveille ses poussins. Nous n'avons jamais eu faim, nous ne manquons de rien, surtout pas d'amour. D'ailleurs, quand Petite Jeanne n'était pas là, L’Ourson prenait soin de nous avec une patience infinie. Quelquefois, nous avons pu voyager, comme en 2001 en Corrèze. Plusieurs photographies en témoignent. Mais, c'est surtout en Picardie que nous avons passé la première partie de notre vie.

    Un jour, Chico, un chat portugais nous a rejoints. Il était bien malicieux et il a su chambouler notre vie. En plus, il est venu avec son petit piaf de rien du tout. Mais, malade, il est vite parti. En 2008, L’Ourson est devenu notre Maître et nous a amenés près des Pyrénées.

    Une fleur parmi les fleurs. La vie était bien agréable dans cet appartement avec vue sur la montagne. De ce logement, nous pouvions surveiller les Petits Oiseaux, et Caramel peut vous en raconter. Seulement, Caramel avait trop d'appétit et il a eu des problèmes que L’Ourson n'a pu résoudre. Il est brutalement parti pour le paradis des animaux sans me dire au revoir.

    Un peu plus tard, nous avons déménagé vers sa petite maison qu'il occupe encore aujourd'hui. Cette maison est très bien faite, car d'une part nous avons chacun notre chambre, et d'autre part, j'ai un jardin privé, magnifique invention, que du bonheur: j’ai le droit d’y aller sans être attachée.

    Le souci qui se pose est dans ses vacances. Je lui ai bien dit que je pouvais rester seule dans la maison et le jardin. Il rencontrera alors ma Nounou Agnès. Pensez-y, une chambre climatisée, des copains de vacances, et une Nounou qui s'occupe de tous vos chagrins. Dans cette pension, j'ai ma chambre attitrée et pleins de souvenirs qui forment la jeunesse. Une fleur parmi les fleurs.

    C'est ainsi que les années passent, dans le bonheur le plus complet. Je rencontrerai un petit chat de rien du tout: ce Mimichet qui deviendra un gros matou, il pique volontiers dans mon assiette. Mais bon, il y en a assez pour nous deux et je lui accorde un droit de passage.

    Aujourd'hui, c'est l'automne. Je me sens un peu patraque. L’Ourson le voit vite et m'amène chez la véto. Je ne le sais pas encore, mais ce sont mes derniers jours. Après bon nombre de soins, je cherche le frais dans la nuit et ne me nourris plus. L’Ourson me met en clinique pour me donner les meilleures chances. Mais, je m'affaiblis de plus en plus.

    Dans la clinique, je suis allongée sous le Soleil (lampe chauffante). Je me sens bien. L’Ourson me caresse le museau et je le caresse à mon tour, je cligne des yeux, je ronronne, on me caresse les coussinets, c'est ainsi, sereine, que je m'endors pour toujours.

    Je retrouverais Caramel, je sais qu’il m'attend et m'apprendra toutes les bêtises que l'on peut faire là-bas. Sans autres regrets que le chagrin des miens, j'emporte le Soleil qui met fin à l'été indien.

    Je vais faire un câlin à Caramel de votre part…

     Pensées de Isa, écrites par L’Ourson.

    Une fleur parmi les fleurs.

    Partager via Gmail Yahoo!

    23 commentaires
  •           Hier soir, la radio a dit qu'il allait faire chaud. Du coup, L’Ourson (mon Maître) a aéré l'appartement durant une partie de la nuit et pris des dispositions pour garder la fraîcheur durant la journée. Ce matin, il est parti au travail me laissant seule sur le lit que je partage avec lui. Je m'installe pour faire la sieste du matin dans l'armoire laissée semi-ouverte, précisément à l'étage où se trouve le vieux pyjama de L’Ourson que celui-ci a laissé, j'en suis sûre, à mon intention.

     Les pierres chaudes          12h45. L’Ourson rentre, je l'accueille avec plaisir pour me faire caresser. Il vérifie le thermomètre et, satisfait de cette observation, il baisse le store de la baie vitrée afin de limiter l'impact du Soleil sur la température intérieure. Après avoir bu le café, nous nous installons dans le lit durant quelques dizaines de minutes pour permettre à lui un peu de repos. Je l'accompagne afin de veiller sur son sommeil un peu précaire en ce moment.

               13h40. L’Ourson me réveille en défaisant le lit dont il extrait les draps pour les mettre dans le lave-linge. Ce n'est pas bien grave car le canapé est là pour relayer ces quelques instants de repos. L’Ourson me laisse avec le bruit de la lessiveuse pour partir effectuer ses activités de l'après-midi. Dehors, il fait 40°C à l'ombre, mais l'ombre est bien rare et c'est dans l'enfer d'une atmosphère brûlante à 50°C que L’Ourson plonge. Les pierres chaudes

               19h00. L’Ourson revient et nous sert un grand verre d'eau dont je lui dispute la souveraineté. Moi aussi, j'ai chaud. Après un instant de câlins sur le canapé, nous sortons le Tancarville, autrement appelé séchoir à linge qu’il installe sur le balcon. J'en profite pour sortir et profiter de cette chaude soirée qui n'est pas si éprouvante que cela car le vent s'est levé et il y a de l'air. 

               Je papote un instant avec ma voisine de balcon, mais celle-ci pouffe et se fait évacuer par sa Maîtresse. Le contenu du lave-linge se retrouve en un instant sur le séchoir et c'est sous une tente composée par les draps que je m'installe pour la sieste du soir. Les pierres du balcon ont chauffé toute l'après-midi et il fait bon s'y frotter le dos. Les quatre fers en l'air, je m'endors dans la béatitude la plus complète sur les pierres chaudes à l'ombre des draps déjà secs.              

               Pensées de Isa, écrites par L’Ourson.

    Partager via Gmail Yahoo!

    19 commentaires
  •    Mon Maître (qu’on appelle L’Ourson) nous a installés dans son nouvel appartement. Ce nouveau logis est pour moi intéressant. En effet, il est très lumineux, comporte un balcon, et une large baie vitrée autorisant un regard sur l'extérieur. 

    Les Petits Oiseaux

       De plus, situé au deuxième étage, la vue donne sur les Pyrénées pour faire plaisir à L’Ourson, et sur les arbres plantés par la municipalité, des arbres garnis de petits oiseaux pour me faire plaisir. Et puis, il faut bien dire que l'intendance a suivi, les croquettes sont toujours là, et je réclame souvent ma pâté quotidienne.

        Cependant, à mesure que l'hiver s'installe, les arbres se déplument et les petits oiseaux s'en vont avec le Soleil. Qu'importe, ce nouvel appartement est muni de quelques angles de mur, juste présent pour que je m'y fasse les griffes. Au bout de quelques jours, ma sœur et moi sommes habitués et nous faisons la chasse à nos fantômes imaginaires tout en poussant des cris guerriers.

        Je suis très heureux dans cet appartement, comme d'ailleurs dans toutes les maisons où j'ai eu l'occasion de séjourner. L’Ourson, avec qui je dispute parfois la gouvernance des lieux, a mis le chauffage au gaz et je n'ai jamais connu les rigueurs de l'hiver. Tout au plus ai-je fait quelques pas dans la neige, tombée en abondance cette année, sur ce balcon où j'ai le droit de sortir sans laisse. J'ai également fait la connaissance d'une chatte isabelle sur ce balcon partagé entre les deux appartements. Mais L’Ourson n'étant pas présent tout le temps, nos regards n'ont pu se croiser qu'au travers de la baie vitrée. C'est ainsi que l'hiver avance, entre le lit de L'Ourson et le paillasson de la baie vitrée. 

     Quand les petits oiseaux reviendront ils ?

        Aujourd'hui, c'est le printemps, enfin, je veux dire que c'est ce qui est écrit sur le calendrier, parce que la réalité des choses est différente et L’Ourson se fait du souci pour la note de gaz. J'ai un peu mal.

     Les Petits Oiseaux  L'Ourson, qui parle chat, le comprend très vite et part acheter des médicaments pédiatriques. Cependant, la fièvre monte et rendez-vous est pris chez le vétérinaire. Celui-ci me fera deux piqûres pour me soigner.

       L'Ourson doit partir ce soir et cette nuit à Toulouse. Heureusement et comme à l'accoutumée, P…. viendra nous voir, ma sœur et moi; il prendra soin de nous et donnera des nouvelles rassurantes à L’Ourson via un SMS.

      Lorsqu’il rentre, il voit très vite que la fièvre est tombée. J'ai besoin de repos car ma fatigue est très importante. Content de le retrouver, je me risque à quelques ronronnements. Rassuré, L’Ourson part au kiné car il a lui-même ses problèmes à résoudre. C'est en son absence que je dois partir pour le Paradis des Animaux, en plein milieu de mon sommeil et sans souffrir.

      En route pour ma dernière demeure, c'est ce jour-là qu'ont choisi des milliers de petits oiseaux pour revenir, en amenant le Soleil, et de coloniser les arbres devant la baie vitrée.

      Pensées de  Caramel, écrites par l’Ourson (le fils de Petite Jeanne). 

    Partager via Gmail Yahoo!

    18 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique