•     Plus que deux jours: aux douze coups de minuit la tradition veut que l’on s’embrasse sous une branche de gui, cela présage du bonheur pour la nouvelle année. Mais d’où vient cette tradition du baiser sous le gui ?.
       Pour les Celtes et les Druides cette plante était sacrée, on l’a surnommait : " Celle qui guérit tout". Une légende dit qu’ils cueillaient le gui et l’accrochaient à l’entrée de leur maison pour se protéger des mauvais esprits.

     

      Une autre légende scandinave veut que le dieu soleil Baldut supposé invulnérable ait été tué par une flèche fabriquée avec une tige de gui et lancée par le démon Loki. Embrassons-nous sous le gui!...

     Preyla déesse de l'amour implora les autres dieux pour qu’il revienne à la vie, et promit d’embrasser quiconque passerait sous le gui. Évidemment, Baldut ressuscita. De cette légende naquit la coutume du baiser sous le gui, dès lors symbole de l’amour et du pardon.


     

      

     

     

     

     

     

    Pour d'autres,  la tradition  d’embrasser une personne sous une branche de gui viendrait d’une légende galloise. Alors que les compagnons des trois filles du roi Gwydyr devaient partir à la guerre, ils retrouvèrent  leurs fiancées à l’ombre de vieux chênes chargés de gui sacré et demandèrent un gage d’amour : Chacune des trois filles du roi enleva la plume de paon qui ornait sa chevelure et l’offrit à son fiancé. " Encore"  déclarèrent tendrement ceux-ci. Alors chacune des filles du roi détacha de ses cheveux la branche de gui qui soutenait la plume de paon. "Encore" supplièrent les fiancés. Comme les filles du roi n'avaient plus rien à donner, elles accordèrent à leurs fiancés un baiser… Un baiser sous le gui!

     

       Mais qu'importe la légende, mercredi soir à minuit n'échappez pas à la tradition, embrassez-vous sous le gui, le gui porte bonheur qui vous apportera une heureuse nouvelle année. Mais attention ne mettez pas les petites baies blanches du gui à la bouche, elles sont toxiques; les feuilles et branches le sont également.  

       "Au gui l'an neuf"
       Bonne et heureuse année  2015 à toutes et tous!


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  • Le retour

     

    Après une interruption de quelques mois, je reviens vers vous, mes amis blogueurs, vous me l’avait si gentiment Le retourdemandé.

    Je vous remercie de votre fidélité.

     

    Beaucoup d’entre vous le savent déjà, j’ai écrit mes souvenirs d’enfance pour tordre le cou à mes anciens traumatismes, il m’a fallu plusieurs années pour y parvenir. Ce n’est pas que je sois fière de ce que j’ai écrit (je sais que cela n’a aucune valeurs),  mais je suis fière d’avoir osé le faire et je dois dire que de m’être ainsi exprimé m’a permis de me libérer, tout au moins en partie.

     

    Jusqu’à mes 55 ans, je ne savais pas que j’en serais capable mais une fois commencé, je ne sais plus m’arrêter d’écrire… 

    Le retourComme une sorte de drogue, si l’on peut dire !...

    En ressassant mon enfance, je me suis aperçue que dans ma vie, j’avais eu très peu d’insouciance, d’enfance justement. C’est à ce moment-là que mes petits enfants sont arrivés et j’ai eu envie de vivre un peu d’innocence, enfin…  

    Le retour

     

    Et c’est ainsi que m’est venu l’idée d’écrire des histoires pour enfants (pour l'enfant que je n'ai pas été). J’en ai écrite trois ou quatre, puis, comme ma petite fille me racontait la vie imaginaire de sa poupée Barbie, je lui ai proposé d’écrire Le retourl’histoire de cette princesse.  L’idée a suivi son bonhomme de chemin, nous en sommes à la 42ième

    Aujourd’hui, l’aînée (10 ans) écrit des pages spontanément, sans aucune aide.

     Allez, c’est parti, une publication chaque lundi, comme avant, je remonte celles déjà publiées pour suivre l’évolution de nos ‘‘œuvres’’. 

     

    Le retour

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  • The end...

    A la suite de votre demande et vos gentils commentaires, je converti le premier titre de ce article the end en très longue pause…

    Merci à tous et peut être à plus tard, je ne sais pas quand, certainement des mois… 

    The end

    Fin du blog...

    Je remercie vivement tous les participants, de loin ou de près.

    Je fête à la fois mon départ et mes cinq ans de blog, enrichie d'une expérience nouvelle: L'amitié virtuelle, sans distance ni frontières qui m’a donné beaucoup de baume au cœur.

    Des problèmes personnels, aléas de la vie, ont fait que je ne voyage plus, j'ai des soucis de santé, je n'ai plus d'inspiration, etc. Je m'en vais donc chercher autre chose, peut être trouverais-je des horizons nouveaux.

    Bonne route à tous les lecteurs anonymes et à mes amis blogueurs fidèles, je ne manquerais pas de continuer à aller vous visiter....

    Je reviendrais peut-être... un jour... si mon ciel redevient bleu....

    Pour rester dans les créations, je passe à la mienne, pour vous amis blogueurs, vous êtes nombreux à me l'avoir demandé: mon livre sur l'histoire de mon enfance est enfin édité, pour le trouver, cliquer sur le lien ci-dessous:

    Acheter Mes souvenirs d\'enfance

    Un grand merci et bonne et heureuse année 2014 à tous...

     Petite-Jeanne

     The end...

     

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  • Pour rester dans le ton, je vous présente les créations de Monique.

    Elle ne fait pas parler d’elle, n’expose pas, ne fait pas de publicité, elle n'a même pas de site!

    Elle peint juste pour son plaisir (et le mien)…

    Sur ce blog, j’ai entre 10 et 60 visiteurs par jour, elle aussi, mérite votre avis…

    Elle se joint à moi pour vous souhaiter un très joyeux Noël à tous.

    Les tableaux d’une amie…

    Les tableaux d’une amie…  Les tableaux d’une amie…  Les tableaux d’une amie…  Les tableaux d’une amie…  Les tableaux d’une amie…  Les tableaux d’une amie…  Les tableaux d’une amie…  Les tableaux d’une amie…  Les tableaux d’une amie…  Les tableaux d’une amie…

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Nous sommes entourés de talents et bien souvent nous n'y prêtons guère d'attentions, et c'est très regrettable! 

    Aujourd’hui je mets à l’honneur des créations familiales: 

    Sylviane fait des : " Boules de plumes "

    Christiane des : " Gravures sur verres "

    Faaxaal: "Plus de 6 000 photos nature libres de droits "

    Cathy a réalisé les tableaux et dessins présentés ci-dessous, vous pouvez en voir d’autre sur son blog:  "Acrylique "

     Regardez bien autour de vous, je suis sure que vous allez découvrir les œuvres et talents de vos parents ou amis……

    Nos créations...

    Nos créations...

    Nos créations...

    Nos créations...

    Nos créations...

    Nos créations...

    Nos créations...

    Nos créations...

    Nos créations...

    Nos créations...

    Nos créations...

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  • Hier dimanche, c’était la fête des mères, j’ai entendu un homme critiquer les traditionnels colliers de nouilles, il disait : « - C’est nul, c’est moche, inutile, vulgaire… ».  

     

    En voilà un qui m’a énervée !

     

    Monsieur, vous n’avez rien compris !. Quand une Maman reçoit un collier de nouilles  en cadeau de son enfant, elle ne voit pas les nouilles Monsieur, elle voit les petites mains qui les ont patiemment enfilées sur un lacet même pas raide, en plus il faut faire attention qu’elles ne s’échappent pas à l’autre bout, ensuite il faut apprendre à faire le nœud qui retiendra le tout. Colliers de nouillesDes heures de patience, de concentration, de labeur pour dire a sa Maman qu’on l’aime. C’est tout cela qu’elle voit la Maman avec le sourire et la fierté de son enfant d’avoir réussi un cadeau de ses mains.

    Vous Monsieur, vous avez emmené votre rejeton devant un superbe étalage dans un magasin chic sans aucun doute, vous avez dit à votre enfant : « -Choisis un cadeau pour ta Maman, (j’ai ma CB dans ma poche) ». Vous faites de votre enfant un bon sujet de Sa Majesté Le Commerce, l’argent est roi, ce bout de chou, il est grand temps qu’il l’apprenne !.

    De Grâce Monsieur, ranger votre CB, écrivez un poème avec l’enfant sur vos genoux en lui expliquant le plaisir de lire des mots qui parlent d’amour (et non de commerce).

     

    Si vraiment vous êtes incapable d’aligner dix mots, inviter votre enfant faire un gros câlin à sa maman pendant que vous passerez l’aspirateur, et n’oubliez pas, elle n’est pas votre mère à vous mais seulement la mère de votre enfant !.

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  • Par un beau matin d'automne, je prends le TGV à Montparnasse direction Agen.

     

    Je choisi toujours une place coté couloir pour pouvoir étirer mes jambes (les trains sont tellement petits). A ma droite, un tout jeune homme, j'apprends plus tard qu'il n'a que 16 ans et demi. Au dessus de l'espace bagage, il a laissé son sac à dos. Vétu d'un pantalon à mi-fesse qui fait accordéon sur les baskets, il s'agite, cherche, s'assoit, se relève et cherche encore.

     

       Pongée dans mon soduku, je n'y prête guère attention puis un livre me tombe dessus, je le Gustave Flaubert saisi pour le rendre à son propriétaire et, stupéfaite, je lis: Gustave Flaubert!. Puis un deuxième: Émile Zola et enfin un troisième atterri plus en douceur: Marguerite Yourcenar.

     

    Je les tends à mon voisin qui a fini par s'asseoir pendant qu'il se confond en excuses. Je le regarde un instant sans répondre puis je lui dis:

    « - Vous savez, j'ai travaillé 25 ans dans des gares de banlieue parisiènne, j'en ai vu des jeunes gens!: de toutes tailles, de tous les âges, de toutes ethnie, J'ai assisté impuissante à leurs méfaits, j'ai même été braquée, ils étaient armés de bombes de peinture à tags, de barres de fer, de pétards au sens propre comme au figuré, mais je n'ai jamais vu Flaubert tomber de leurs poches!. Ne vous excusez pas, c'est moi qui vais m'excuser profiter de votre présence pour me remonter le moral, et grâce à vous, je me mets à penser que le monde n'est peut être pas complètement foutu! ».

     

    J'ai longtemps bavardé avec ce jeune homme qui croit en l'avenir avec pleins projets, de courage et d'ambition. C'est réconfortant de savoir qu'il y a une relève pour refaire le monde, nous en avons tellement besoin.

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  • C'était ma façon à moi de rendre hommage à tous les travailleurs manuels en général et les travailleurs de la terre en particulier...

    Ce chapitre sera clos avec le dernier poème que j'ai reçu de Pierrou:

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    BONHOMME.

    Bonhomme, toi qui prends la route

    Jette un dernier regard à ta maison,

    Retourne-toi mais ne laisse pas le doute

    Envahir ton esprit sans raison.

    Va sur le chemin que tu as choisi

    D'un coeur et d'un pas légers;

    Chante, danse, aime la vie,

    Profite de tes jeunes années.

    Marche, roule, avance en un mot

    Vers le but que tu t'es fixé,

    Mais observe, écoute et ne sois pas sot,

    Car les loups sont aux aguets.

    Tu rencontreras souvent l'hypocrisie

    Accompagnée de sa soeur la lâcheté;

    Garde-toi d'elles mon ami,

    Elles sont les plaies de l'humanité.

    Si un jour tu as trop mal à l'âme

    Et que ton chemin est jonché d'épines,

    Laisse donc couler tes larmes,

    Pleure un bon coup mon gars, fait le vide.

    Pleure mais relève ton front et repars

    En songeant que chaque jour est un défi

    Et si tu reprends aussitôt la bagarre

    C'est que tu deviens un homme, petit.   (Pierrou du Cantal)

     

    Je ne sais comment vous remercier Pierrou, vous écrivez tellement mieux que moi!...

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  • (Suite de l'article de la semaine dernière) …


    Petite-Jeanne, venant de relire l'histoire de votre enfance et de votre jeunesse, j'ai éprouvé le besoin d'ajouter quelques commentaires à ceux que j'ai déjà fait.

    Il ne faisait pas bon dans nos campagnes, à l'époque de notre jeunesse, c'est à dire il y a une soixantaine d'années, de devoir aller gagner sa vie "chez les autres", comme l'on disait chez nous.

    Vos frères, dont vous me parliez dans votre mail, ont sans doute, comme moi, été loués dans les fermes très jeunes. Il y avait bien quelques bonnes places dans les fermes, mais aussi des mauvaises.

    En général l'ouvrier agricole ne bénéficiait pas d'une grande considération. Il accomplissait les travaux les plus pénibles et était souvent mal payé. Et les journées, surtout à la belle saison, étaient interminables.

    Les filles des familles déshéritées qui, en grandissant, devenaient des "servantes" de ferme étaient plus exposées que les garçons, car chez nous aussi il y avait aussi des Léo. Et de tout poil.

    Devenir fille-mère c'était hériter d'un lourd fardeau, moral surtout, généré par la bêtise et la lâcheté. Quant à l'enfant "le bâtard", comme se plaisait à ricaner les imbéciles, il n'était pas mieux loti. La connerie, mère de toutes les haines, a toujours été sans limites.

    On ne peut pas raconter à n'importe qui ce qu'à été notre jeunesse, nous les enfants de familles nombreuses et pauvres de cette époque, sous peine de voir poindre une lueur d'incrédulité dans le regard de notre interlocuteur, même chez des personnes de notre âge qui n'ont pas vécu à la campagne. J'en ai fait l'expérience.

    Puisque vous avez parlé de la pâtée préparée pour le cochon, je vais vous raconter une petite histoire. J'avais 16 ou 17 ans et étais placé en qualité de bouvier (ouvrier agricole) dans une ferme dont le patron, un homme de haute taille et très autoritaire, m'impressionnait, me terrorisait presque. Il ne m'adressait la parole que pour me commander ou me faire quelque observation. Malgré tous mes efforts pour bien faire, je n'avais jamais droit au moindre mot d'encouragement. Même à table son comportement ne variait pas. Il était assis en face de moi et sa façon de me regarder me gênait à un tel point que je me levais de table avec la faim. J'avais pourtant un appétit d'enfer.

    De temps à autre mes patrons me commandaient de préparer la pâtée du cochon. Cela se passait dans un cabanon situé près du bâtiment principal de la ferme. Dans un grand récipient en fonte sous lequel je faisais du feu, cuisaient des grains de blé et des pommes de terre. J'attendais avec impatience que le tout soit cuit à point et me régalais avec des tubercules. A l'abri du regard de mes employeurs, j'en mangeais à satiété. Je recommande à ceux qui n'ont jamais goûté à ce mets de le faire. Le grain donne à la pomme de terre une saveur exquise. Cette pâtée n'avait certainement rien à voir avec celle que vous offriez à votre cochon.

    Je ne terminai pas la deuxième année dans la ferme dont je viens de parler. Un jour le patron fit déborder le vase en me laissant entendre que les boeufs avec lesquels je labourais étaient plus importants que moi. Grâce à mes plaintes réitérées auprès de mes parents et des renseignements qu'ils avaient recueillis, je pus enfin quitter cet employeur.

    Voilà Petite Jeanne, je pourrais de la sorte corroborer la plupart de vos dires (nos pays d'origine ne sont pas si éloignés l'un de l'autre) et y ajouter des anecdotes. Vous avez très bien fait de raconter ce que vous avez vécu, d'autant que vous le racontez bien. Ne soyez pas complexée par vos fautes de français et d'orthographe, car tout le monde en fait plus ou moins. Nos connaissances nous permettent de faire honneur au certif et à ceux qui nous l'ont fait obtenir. L'on aurait jamais dû supprimer ce diplôme auquel il fallait redonner la "consistance" voulue par Jules Ferry.

    Ne soyez pas gênée d'avoir parlé de vos blessures car ce sont les vôtres. Nous en avons tous plus ou moins et n'avons pas toujours le courage de les montrer. Et si l'écriture vous aide à guérir, tant mieux.

    Votre mère vous aimait certainement autant que ses autres enfants, mais les charges qui pesaient sur elle "écrasaient" ce sentiment universel. Sans doute qu'au fond d'elle-même en souffrait-elle beaucoup, comme vous avez souffert de l'affrontement de sentiments contradictoires.

    Puissiez-vous un jour déposer définitivement le fardeau constitué des séquelles de ce conflit.

    N'avez-vous jamais pensé à faire publier vos textes sous forme de Mémoires?

    Pour terminer, je vous livre l'un de mes poèmes intitulé "A MON AMI LE BOUVIER" que j'ai écrit en hommage à ceux qui autrefois ont partagé mon labeur. Cela a été plus ou moins fait pour toutes sortes de travailleurs, mais je ne me rappelle pas avoir lu quelque chose à propos de l'ouvrier agricole. 

     

    A MON AMI LE BOUVIER

    Sous le soleil ou dans la froidure,

    Avec ses mains rugueuses et cornées

    La tâche du bouvier était rude

    Et longues ses journées.

    Ses boeufs, des Aubrac à la robe fauve

    Ou bien des Salers au pela acajou

    Étaient, dès que brillait l'aurore,

    Ses compagnons unis sous le joug.

    Quand avril sur la vaste planèze

    Répandait enfin lumière et douceur

    Et que l'épaisse couche de neige

    S'était réfugiée sur les hauteurs,

    Le bouvier retournait la terre

    Arrachée au volcan par l'érosion;

    Le soc raclait souvent la pierre

    Et des bêtes faisait trembler le front;

    L'alouette se perdait dans les cieux

    En jetant ses notes aux quatre vents;

    La sueur perlait au flancs des boeufs

    Et le sillon était droit et luisant.

    Quand le soleil allait se coucher,

    Le bouvier abandonnait l'ouvrage,

    A la ferme lentement il rentrait

    Aussi fourbu que son attelage.

     

    Avec ces modestes phrases

    Et avant que mon chemin s'achève

    J'ai voulu te rendre hommage,

    Bouvier mon compagnon de naguère.

    Mes mains comme les tiennes

    Par le manche de l'outil sont déformées,

    Mon dos et mes hanches se souviennent

    De la faux qu'il fallait de l'aube au soir pousser.

    NB: En Auvergne, une planèze est un plateau de lave sur lequel les millénaires ont répandu de la bonne terre. Dans mon texte, il s'agit de la Planèze de Saint-Flour. (Pierrou de Cantal)

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    à suivre...

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  •    Merci à vous tous, famille, amis et amis blogonautes d'avoir suivi cette deuxième histoire vraie, merci pour vos nombreux témoignages d'amitié.

    Parmi vous, inconnus de la toile, certain on reconnu leur propre histoire vécue dans les année 40 ou 50. Cette France rurale où les familles étaient le plus souvent nombreuses, certains parents étaient contraints de «placer» leurs enfants dans d'autres fermes où leur seul salaire était la nourriture. 

    Parmis vous, j'ai retenu les messages ici de Pierrou, un homme né dans le Cantal, voici son démoignage, il sera suivi des trois poèmes qu'il m'a adressé: 

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      Petite Jeanne,

       A présent que je vous connais mieux je me permets de vous appeler ainsi. Hier le hasard m'a amené sur votre site. Je me suis naturellement tout d'abord intéressé à Les Ternes. Je vous ai adressé un mot auquel vous avez eu la gentillesse de répondre. Puis l'heure d'arrêter l'ordinateur est venue, mais je me suis promis de revenir vers vous dès que possible. Je l'ai fait ce matin de bonne heure et y suis resté jusqu'au moment de rédiger ce texte.

       J'ai lu vos nombreux écrits et certains passages m'ont arraché des larmes car, voyez-vous, j'ai eu à peu près la même jeunesse que vous.

       Comme vous le savez je suis originaire du Cantal, de la région de St Flour plus précisément. Né en 1936 et l'aîné des sept enfants d'une famille pauvre, dès l'âge de huit ans j'ai été, durant la belle saison, placé dans les fermes pour la garde du troupeau. Cela faisait une bouche de moins à nourrir à la maison. Je quittais l'école avant les autres et y revenait à la Toussaint. A l'époque les contrôles de l'administration au sujet de la fréquentation scolaire n'étaient guère rigoureux.

       Lorsque j'eus obtenu mon certif, je passai la majeure partie de l'année dans les fermes. A 16 ans je devins bouvier, autrement dit je travaillai comme un homme. Très dur.

       J'avais 18 ans lorsque notre mère usée par les grossesses, le labeur et la maladie, mais aussi à cause de l'inconscience ou de l'incompétence de médecins, nous quitta pour toujours laissant derrière elle un gouffre de détresse.

       Puis il y eut le service militaire (très long) assorti d'un séjour en Algérie durant les évènements qui précédèrent l'indépendance de ce pays.

       Jusque là la vie, pour moi, n'avait pas été rose, loin s'en faut, mais cela continua. L'expliquer ici serait trop long.

       En tout cas, je suis tout de même arrivé à 75 berges et celui qui me dira que sous le ciel de France la raison du plus fort n'est plus la meilleure me fera, selon mon humeur du moment, éclater de rire ou bien mettre en colère.

     

       Bravo pour votre travail d'écriture et, si vous le pouvez, voyagez encore, vous en ramenez de si belles photos.

    Pierrou du Cantal

     

     HYMNE  A  LA  VIE

    Malgré le temps qui passe,

    Malgré la fuite des jours

    Chante et jamais ne te lasse.

    Chante, chante encor et toujours.

     

    Chante le jour naissant,

    Le soleil source de vie,

    Le ciel du soir flamboyant

    Où Vénus la première luit.

     

    Chante comme l’oiseau libre,

    Comme le rossignol joyeux,

    Joint ton chant à ses trilles

    Qui sont une prière aux cieux.

     

    Chante la rose qui embaume

    Au passage du doux zéphyr

    Et la lumière qui abonde

    Sous un ciel de saphir.

     

    Chante la moisson qui se dore,

    Les épis qui s’inclinent,

    L’alouette qui grisolle

    Dans l’azur d’un matin sublime.

     

    Chante la vie, chante l’espoir,

    Chante la paix sur la terre,

    La fin des luttes barbares,

    Des souffrances et des misères.

    Chante, chante encor et toujours. (Pierrou du Cantal).

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    à suivre...

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