•  AAA (2) Lors de nos voyages, nous boudons les autoroutes et les grandes villes, nous préférons la campagne. Sur les routes secondaires, nous traversons des kilomètres de champs, prairies, forêts et ce que nous voyons en premier d’un village au loin, c’est son clocher.

    Il y en a de toutes formes, hauteurs et couleurs et je suis souvent attirée par ces édifices qui sont, pour la plupart, très anciens.

    Au Portugal, je trouve que les églises sont très belles, bien restaurées et entretenues.

         

    Je vous en livre quelques-unes unes, vous remarquerez que certaines sont entièrement recouvertes d’azulejos (céramiques décoratives).

    J’ai déjà publié un article sur les azulejos, je laisse le lien ce-dessous ainsi que tous les articles qui sont sur le Portugal.


       Azulejos, les céramiques décoratives…

       Sameice

       Fontaines et lavoirs...

       Portugal 2006

       Le Retour

       Au nord du Portugal

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  •  DSCF2160 [800x600]   En séjour au Portugal, mon compagnon de voyage a eu envie de revoir ce petit village où il a vécu enfant environ 4 ans, situé dans la région pré-montagneuse de Guarda.
       Difficile de le reconnaître, beaucoup de maisons construites depuis, les anciennes sont rénovées, les champs d’oliviers ont rétrécis mais l’école est toujours au même endroit, rénovée elle aussi seulement il n’y a plus que 8 élèves, alors cette année elle n’ouvrira pas.


       Le camping-car dans Sameice ne passe pas inaperçu…, il parle avec les anciens, l’une se souvient de la Mère, l’autre du Père, un autre a longtemps cultivé leur jardin. Après plus de 50 ans, les gens ont des souvenirs très précis. La fontaine près de la maison familiale (rua Outeiro Cima) est encore là, l’eau est toujours aussi fraîche.
       Il se fait tard, nous décidons de dormir sur place et nous installons devant une maison abandonnée. Pendant qu’il arpente les rues du village en quête de souvenirs, une dame curieuse s’approche du CC et vient questionner en Français. (Qui sont-ils, que font-ils?). Elle propose ses services en cas de besoin…
       Le lendemain matin nouvelle promenade pour chercher l’église, rencontre avec un ancien voisin, il tient absolument à les présenter à ses amis, ces derniers les invitent à partager leur en-cas du matin avec une simplicité qui donne envie de les aimer et ils nous offrent une bouteille de leur vin à emporter.
       L’accueil est très chaleureux par tous, ils sont fiers que l’on revienne les saluer après tant d’années.
       Prendre un verre au café du coin et l’on se souvient de son enfance plus ou moins heureuse mais on pense aux anciens comme un devoir ou peut être que ce devoir de mémoire est indispensable pour soi-même, bientôt les « vieux » ce sera nous.


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  • DSCF2228.JPG
      Tant que je suis au classement de mes images, je vous offre encore une promenade, il faut dire que le Portugal est un très beau pays.
    Nous sommes montés jusqu'au point culminant, le Torre dans le massif de la Serra Da Estrala avec ses 1993m, où ils ont construit un édiffice de 7 m pour atteindre les 2000m.
    Ah! ces portugais, ils s'ammusent avec un rien!...

    Les vignobles sur les rives du Douro, c'est bien sur pour faire le porto.


    Bon, je me tais pour mieux vous laisser rêver...




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  • Fontaine, je ne boirai pas de ton eau !…
    AA Fontaine (5)
    Je ne dirais jamais cela, car lors de mes voyages au Portugal je n’achète jamais d’eau, je rempli mes bouteilles aux nombreuses fontaines qui sont sur ma route, il y en partout : petits villages, au bord d’une route, dans une forêt….

      Je ne vous parlerais point des fontaines des grandes ville qui sont souvent très connues, certaines sont monuments historique.
       Il y a de nombreuses photos sur internet, je ne vais pas rivaliser…


      Tant que j’étais à ranger mes photos du Portugal, j’ai sélectionné pour vous les plus modestes, lavoirs et fontaines qui m’ont rappelé un petit air bien joli:


     À la claire fontaine m’en allant promener
    J’ai trouvé l’eau si belle que je m’y suis baigné.
    Sous les feuilles d’un chêne, je me suis fait sécher.
    Sur la plus haute branche, un rossignol chantait.
    Chante, rossignol, chante, toi qui as le cœur gai.
    Tu as le cœur à rire… moi je l’ai à pleurer.
    AA Fontaine (1)AA Fontaine (10)












    J’ai perdu mon amie sans l’avoir mérité,
    Pour un bouquet de roses que je lui refusai…
    Je voudrais que la rose fût encore au rosier,
    Et moi et ma maîtresse dans les mêmes amitiés.
    Il y a longtemps que je t'aime, jamais je ne t'oublierai !
    (Auteur inconnu pour cette comptine probablement Québécoise).
    AA Fontaine (8)AA Fontaine (6)AA Fontaine (12)AA Fontaine (13)AA Fontaine (11)AA Fontaine (14)AA Fontaine (15)AA Fontaine (4)AA Fontaine (3)AA Fontaine (7)AA Fontaine (2)AA Fontaine (9)AA Fontaine (16)

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  • Azulejos (7) 
     Lors de mon premier voyage au Portugal, avant même d’être arrivée à destination, j’ai été émerveillée pendant les arrêts en gares par ces magnifiques décorations On en trouve partout, dans les intérieurs de bâtiments, en revêtement extérieur des façades, édifices ou maisons, sur les plaques signalant les noms des rues, les fontaines, les églises, les jardins, représentations religieuses ou non, aux formes et des dimensions diverses, les azulejos recouvrent parfois des pans de mur entiers. Il est difficile de ne pas en apercevoir.

       Les azulejos ornent le pays tout entier.  
       Le terme d'azulejos désigne un ensemble de carreaux de faïence (carrelage traditionnel décoré à la main), assemblés en panneau mural ou panoramique.

        L'azulejaria est un art décoratif qui caractérise le Portugal. Cet art consiste à peindre des carreaux de faïence émaillée (azulejos ) suivant un procédé bien spécifique. C'est un art décoratif typique du Portugal. Si le Portugal est le pays bleu, les azulejos y sont pour beaucoup. Les origines de cet art dans sa forme primaire émaneraient probablement de l'artisanat maure. Les azulejos auraient été introduits au Portugal après la prise de Ceuta (Maroc), par les Portugais en 1415.
     Azulejos (1)
       Les premiers azulejos portugais sont bleus (azul) sur fond blanc, et datent de 1584. A partir de là l'azulejo se répand rapidement à travers le Portugal. Adopté par tous les Portugais, l'artisanat consistant à travailler les azulejos a évolué, s'est transformé, s'est modernisé, et est devenu au fil du temps, inventif, et un moyen d'expression un art à part entière, et une spécificité bien portugaise.
       L'Azulejo a suivi les modes, les courants, au 19ème siècle, la fabrication des azulejos s'est industrialisée, et la production en masse a fait perdre le côté unique des pièces fabriquées. On est passé alors à l'azulejo de décoration, support décoratif reproduit en de multiples exemplaires.  On plongeait dans l'art contemporain. Aujourd'hui l'art de travailler les azulejos redevient à nouveau un art de création et un moyen d'expression artistique à part entière. Le mode de fabrication traditionnel des azulejos demeure donc un peu partout à travers le Portugal.

        Au musée national de Lisbonne vous trouverez de magnifiques pièces et notamment une représentation de Lisbonne avant le tremblement de terre de 1755. La belle ville de Caldas da Rainha est la capitale de la faïence et de la céramique. Une fête nationale de la céramique y a donc lieu pendant 3 jours.
        L'Azulejo s’exporte bien, on peut facilement en commander depuis la France.
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  •  
      

    Le samedi 13 mai vers 17h00, nous arrivons à Mérignac chez Marie-Madeleine qui nous prête très gentiment sa maison de vacances à Moinhos-de-Carvide (Portugal) J'en profite pour la remercier publiquement pour son amitié qu'elle m'a offerte spontanément.

     

      

       Moinhos, petit village situé à 7 km de l'océan, 130km au nord de Lisbonne, au bord d'une forêt classée; toutefois je ne l'ai pas trouvée sur le site de l'Unesco.

       Marie-Madeleine, 67ans, veuve depuis 3mois; très dynamique... Elle parle sans arrêt en mêlant le Français et le Portugais. Elle nous a préparé un succulent repas terminé par des fraises de son jardin. A la fin du dîner, nous avons la tête un peu fatiguée de tous ses discours, soudain elle regarde la pendule: 21h25. Elle nous dit sur un ton péremptoire: «-Allez vous coucher, vous avez besoin de vous reposer pour demain, moi je vais regarder la télé». Le ton si autoritaire que nous n'avons rien trouvé à répondre. Nous en avons bien ri. 

       Dimanche, après 1200km, nous arrivons à 21h locale (22h en France)  La petite maison de Marie-Madeleine. est jolie, toute blanche, restaurée récemment. Je m'empresse de faire le lit, un bon dodo!, nous l'avons bien mérité. Manque de chance la forte odeur de naphtaline me gêne beaucoup mais la fatigue est là et je m'endors.

       Le lendemain, grand beau temps qui durera tout notre séjour, Flo. ou DGF pour quelques initiés) me fait visiter le village où il a vécu ses premières 18 années, les maisons de ses frères, neveux et nièces et la maison de ses parents qui aujourd'hui appartient à son frère Anibal. Puis nous déjeunons dans un resto ouvriers qui nous à été recommandé par Marie-Madeleine. Très accueillant et pas cher du tout: un plat légumes-viandes (ou poissons) + un dessert et une boisson pour 5,50€. Ainsi nous mangerons au resto tous les midi pour moins de 6€. Ici, je veux dire dans la région, une chose me frappe, il suffi à Flo. de dire: «-Je suis le frère d'Anibal» et toutes les portes s'ouvrent sur un grand sourire!. Mais qui est donc cet Anibal si connu et respecté ?!.

       Après un rapide passage dans l'océan pour mouiller mes pieds; Je ne tardais pas à le savoir, l'après midi nous allons chez lui. Nous le trouvons en train de manœuvrer un engin de terrassement, il est entrepreneur en bâtiment. Quelle surprise! nous n'avions pas annoncé notre visite, les deux frères ne se sont pas vus depuis 6 ans. Grand, large et massif, une barbe qui descend des moustaches jusqu'au menton, la voix profonde, Anibal est imposant!!!. Je le regarde enlacer son frère, je ne comprend rien à ce qu'il dit mais je devine que dans cette immense carcasse il y a un bon cœur ému et chaviré. 
      

    La belle sœur Inacia était en train de faire cuire un cochon, morceaux confits à l'ancienne, boudin etc... Je suis si bien reçue qu'au bout d'une heure j'ai l'impression, malgré la différence de langue, de faire partie de la famille et il en sera de même avec tout le reste de la famille.

       Naturellement nous sommes invités à rester dîner et bien sur, goûter au cochon et à la soupe faite avec du pain de maïs et le bouillon qui a cuit le boudin auquel on a ajouter quelques feuilles de menthe!!!

       Le vin qu'Anibal fait lui-même n'est pas mauvais du tout, il ressemble un peu au rosé de Provence en plus sucré. Il veille à ce que mon verre ne reste pas vide... Pendant que les frères se racontent, je m'endors sur le fauteuil, réveillée par Antonia, la petite fille de 6 ans qui prétend savoir parler Français parce qu'elle connaît une dizaine de mots et se plait à me les répéter.

       Vers 23h nous quittons nos hôtes et là, dans la rue, je m'entrave les pieds sur le bitume irrégulier et je m'étale sur le macadam. Une promeneuse se précipite pour m'aider à me relever, elle m'enlace et m'embrasse, je ne comprend rien à son discours mais je sens que le cœur y est. Tout le monde y va de sa petite recette: glaçons, eau salée, médecins hôpital etc... Finalement je me traîne comme je peux jusque dans mon lit.

       Mais le lendemain matin, la douleur est toujours aussi vive, il est grand temps d'aller à l'hôpital de Leiria. Au urgence il ne faut pas être trop pressé, un peu comme ici. A la radio, le diagnostic est clair, j'ai une fracture à un os (j'ai oublié le nom) du pied gauche aussi j'ai droit à un plâtre tout chaud et une paire de cannes anglaises toutes neuves. le tout pendant 4 semaines.

       Je repars de l'hôpital avec le moral au ras des pâquerettes, nous passons un très mauvais mardi. 

       Le soleil aidant, le moral reviens. Avec un pied plâtré, nous devons quelque peu modifier notre emploi du temps, alors Flo. m'emmène dans la ferme où il est né, il ne l'avait pas vue depuis des années, il a le cœur serré. C'est sa Fageole à lui, petite bâtisse restaurée par Anibal suivie d'une bande de terrain de 120m de long sur 50 de large environ, découpée en 4 morceaux, un pour chacun des 4 enfants attribués par tirage au sort. Chacun doit traverser le terrain des autres pour entrer chez lui, une servitude obligatoire pas très pratique mais il n'y avait pas d'autre choix.

       Celui de Flo. est le 3ème, laissé longtemps à l'abandon, des broussailles ont poussées mais aussi une trentaine de pins. Situé dans une forêt, desservi par une route même pas goudronnée, ce terrain, c'est un paradis. J'ai immédiatement dis à Flo: «-Sur ce terrain, tu devais mettre un bungalow pour des vacances de rêves». 

     

       Et qui sait!!!, pourquoi cette idée ne fera-t-elle pas son chemin???. 

       En attendant, il a décider de nettoyer ses 1500m², c'est ainsi que j'ai passé de nombreuses après-midi à faire des grilles de sodoku dans les bois.

       Vous allez me dire qu'on peut faire la même chose à La-fageole, et bien non. D'abord ici il y a du soleil tous les jours, installée sur une chaise longue, j'écoutais le bruit que fait le vent marin dans les pins sylvestres, j'inspirais l'odeur des eucalyptus mêlée à celle des pins cela donne une senteur spéciale, le chant des cigales et des oiseaux, un calme apaisant qui invite à la méditation et aussi à la sieste à l'ombre ou au soleil à son grés.  

       L'immense forêt couvre plus de 11000 hectares (pinhal de Leiria) nommée aussi Forêt du Roi car vers l'an 1300, le Roi Dinis avait intensifié l'ensemencement pour freiner l'avancée des sables et fixer les dunes mais aussi pour une production intense du bois qui devait servir à la construction de bateaux, chacun sait que les Portugais furent de grands navigateurs. Cette forêt, toujours exploitée par l'état, est ouverte au public et dans la vallée de la rivière de Sãn Pedro de Moel des espaces pique-niques sont aménagés autour de fontaines où coule une bonne eau toujours fraîche. Là, nous avons mesurer un eucalyptus de 6,70m de circonférence et sur un autre était affiché: 35m de hauteur. Cet arbre très utilisé en charpente et diverses boiseries n'est plus planté depuis 5 ans, on lui reproche d'assécher les sols et donc les nappes. En traversant cette forêt, on peux aussi se rendre aux postes de vigies situés sur des hauteurs ce qui permet d'admirer l'immensité de cette cathédrale verte.

         Sur plus de 10 km, une succession de plages inondées de soleil bordent cette forêt traversées parfois par de petits ruisseaux qui naissent dans les dunes de Valeiras; bordées d'élégantes maisons de villégiature. Praia (plage) Olho du Samoco, Praia Pedras Negras,  de Pedrogão, de Pedra Douro, la lagune d'Ervediera. Quelques falaises avec des pins torturés par le vents, ils donnent l'impression d'être à genoux. Plus haut, la longue plage de Vieira invite au bronzage et quand le temps le permet, on vois les barques aux longues rames colorées qui attendent la marée pour prendre la mer, c'est le matin très tôt que partent les pêcheurs et à leur retour, les filets sont halés sur la plage et la vente à la criée commence.

       C'est à Vieira que nous avons passé notre dernière semaine dans une chambre prêtée par Anibal car il fallait rendre la maison à Marie-Madeleine qui venait d'arriver. La saison balnéaire venait de commencer, nous avons pu goûter aux spécialités culinaire et déguster l'inimitable "bacalhau grão de bico " (morue aux pois chiche), "dobrade o fiejão frade" (tripes aux haricots), "vitèla estufade" (veau mijoté).

     

     Nous avons aussi rendu visite à mon amie Amélia; j'ai retrouvé avec plaisir son petit village d'Ermegeira près de Torres Védras, dans une vallée très verte; visité un peu Lisbonne; Obidos ville fortifiée; l'incontournable Fatima où la vierge est apparue en 1917; Nazaré, sa plage et les femmes aux 7 jupons; Figueira da Foz; Batalha; São Martinho; Monte Réal la station thermale; Mafra; Mainha Grande, la citée du cristal...
     

       Le dernier jour, après avoir attendu 4h à l'hôpital pour qu'on m'enlève le plâtre, je me suis enfin précipitée dans l'océan pour tremper mes pieds (l'eau était chaude) une deuxième fois mais le drapeau était rouge alors, je suis allée faire mes valises. Je me baignerais la prochaine fois.

       Oui, il y aura des prochaines fois...!

       Puis traversée du centre de l'Espagne pour nous rendre en Andorre où une certaine personne nous attendait à Anyos mais chut, je ne suis pas la plus qualifiée pour parler de ce beau pays...

     

     Petite-Jeanne

     

     

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  •     Après une visite d'un mois dans la région de naissance de d-gf, visites aux familles, amis et autres, les vendanges faites, nous décidons de prendre quelques jours pour nous.

       Départ le 16 septembre, en longeant l'océan en direction du nord du pays, nous passons notre première nuit sur la plage de Furadouro, à quelques mètres à peine des vagues qui viennent s'écraser contre le mur, je suis impatiente de repartir, le bruit de la mer me fatigue, je préfère les forêts même lorsqu'elles sont secouées par le vent.

       Le lendemain direction le Gerès, frontière entre le nord du Portugal et l'Espagne. On nous a raconté cette région comme sublime, nous ne pouvons que la visiter. Effectivement, les paysages y sont magnifiques, nous flânons sur le pond qui enjambe le Rio Cávado avant d'attaquer la montée en lacets très serrés sous un tunnel de verdure vers le col du Portelà Do Homen où se trouve l'ancien poste douanier, complètement délabré, il sert de WC aux passants.
       Nous traversons le Parc Naturel protégé d'Albergaria, il est gardé aux deux entrées par deux jeunes filles qui s'ennuient.


      
      

      
       Nous payons la taxa de acesso soit 1,50€ par véhicules. L' arrêt y est interdit sauf aux apiculteurs. Le col n'est pas très haut, 750 m. mais les virages nous ont donné le tournis, il est temps de refaire une pose, le temps de quelques photos, cueillir un kilo de mûres et remplir les bouteilles d'eau glacée à la fontaine.

       Descente vers l'Espagne, nouveau décor: vallée plus large, forêts exploitées, des maisons ça et là. Plus loin, nous traversons une région d'Espagne qui, curieusement me fait penser au Périgord: petits vallons, prairies, champs de maïs, vaches et moutons. Nous perdons notre chemin et nous nous retrouvons sur de petites routes et traversons de vieilles fermes où ça sent bon le fumier, des bosquets de châtaigniers, pins, boulots, maisons rurales avec vignes en tonnelles encore chargées, jardinets avec invariablement le carré de choux hauts sur tiges (jusqu'à 4m); pour nous c'est des choux à lapins mais ici il en font la soupe après les avoir coupés très fins.

       Nous roulons droit au nord pour retrouver la côte et c'est à nouveau la montagne avec des forêts d'eucalyptus et de pins, la route bordée de bruyères en fleurs mais pas le moindre olivier. Très belle vallée, celle de Rio Eo qui nous conduit jusqu'à l'océan sur la Costa Verde. Comme son nom l'indique, tout est vert ici, une autre image de ce grand pays qui ne peut se comparer au sud où tout y est plat, jauni, pelé, rabougri, si nous n'avions pas changé d'itinéraire, nous aurions continué à croire que l'Espagne est toute brûlée par le soleil, alors je dis aux voyageurs: visitez le nord jusqu'à A Coruña, un détour qui en vaut la peine!.

       
      Nuit dans un camping (plus cher qu'à Lisbonne) puis autoroute vers Gijôn puis Santender et Bilbao et l'idée nous vient de prendre une petite route vers la côte pour y dormir! Notre carte pas très précise nous conduit sur une petite route de montagne sans possibilité d'arrêts ni demi tour. Le paysage est beau à couper le souffle, si beau qu'il me rappelle la Suisse, ce qui nous fait un peu oublier notre infortune. Après une assez longue recherche nous trouvons un parking non complet à Lekeitio. 

       Car nous avons appris à nos dépend qu'en Espagne, tant que l'on roule tout va bien, mais trouver un parking est exercice bien trop ingrat pour nous. 

       Allez! Demain nous serons en France, la tête remplie de beaux souvenirs !.

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