• Famille Merle  Par un beau jour de printemps, Monsieur Merle tomba amoureux d’une jolie Merlette grise qui fut tout de suite séduite par son plumage noir de jais et par sa chanson vibrante et mélodieuse. Ils décidèrent rapidement de vivre ensemble et faire de nombreux petits.

      Première chose à faire: construire un nid. Ils ne cherchèrent pas longtemps, le rosier chez Petite Jeanne  était tout à fait approprié, dans ce feuillage épais, ils seraient bien cachés et surtout il n’y a pas de chats ni de corbeaux qui sont leurs plus grands ennemis.  Monsieur Merle se charge d’apporter les Famille Merlematériaux nécessaire à la réalisation et Madame entrelace les brindilles et les feuilles sèches puis fait tenir l’ensemble avec de la terre humide (prise dans le pot de géranium toujours bien arrosé) enfin, on tapisse le fond avec de la mousse toute douce. 

     Voilà, tout est prêt, Madame Merlette a besoin de calme pour pondre ses cinq œufs qu’elle couve tout de suite pendant que Monsieur surveille les environs. Quand elle a faim, elle l’appelle pour que les œufs ne refroidissent pas et va chercher sa nourriture, facile à trouver en cette saison. 

      Au bout de deux semaines, les œufs se fendillent et les voilà parents de cinq petits merleaux tout nus et avec un grand bec, ils ont déjà faim, allons vite chercher de la nourriture, tout ce qu’on peut trouver: araignées, vers de terre,  escargots, scarabées, larves d'insectes, chenilles, petits lézards, pain déposé par Petite Jeanne, mûres, cerises, sorbes, raisins etc…. 

      Les cinq petits merles ainsi grassement nourris commencent à virevolter au bout de huit jours et quittent le nid au bout de douze à treize jours. Mais ils sont encore nourris par les parents durant trois semaines.

     Voilà, ils sont partis, enfin nous allons prendre un peu de repos mais dès le lendemain, Monsieur Merle entonne sa plus belle ritournelle avec des vocalises, il siffle tant et si bien que Madame Merlette séduite sait qu’elle aura bientôt d’autres œufs d’un beau bleu-vert tacheté ….

    Petite Jeanne

    Famille Merle

     

    Famille Merle

     

    Famille Merle

     

    Famille Merle

      

    Famille Merle

     

     

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  • 0 J 8 (3)C'était en Périgord, dans les années cinquante, un âne nommé ainsi par son maître qui ne manquait pas d'humour, (sans arrières pensées) juste pour motif les actualités de l'époque.

    Il vivait dans une grande ferme avec toute sa famille, jouait avec ses sœurs à faire la courses jusqu'au fond de la prairie, il se laissait étriller tous les soirs avec délice: c'était que du bonheur!.

    Bien sur on lui apprit à tirer la charrette avec tous ces bandages qui sentaient bon le cuir, c'est juste une habitude à prendre.

    Mais un matin, une grosse machine bruyante vint dans la cour et on l'obligea à monter dedans. Il eut très peur, cria le plus fort qu'il put, appela sa mère mais rien à faire, le camion s’ébranla dans le chemin plein de trous et notre pauvre Bourguiba s'éloigna de sa terre natale en tremblant de tous ses membres.

    Il fut exposé à la foire avec des animaux de toutes sortes qu'il ne connaissait même pas, il était si angoissé qu'il se mit à pleurer...

    La journée fut interminable, il avait faim et soif, des dizaines de mains lui avaient tâté la croupe. Puis un homme lui mit un licol tout neuf, il se laissa faire tellement il n'avait plus envie de lutter puis il se laissa entrainer hors de la ville. Bourguiba était très fatigué mais la vue de la campagne verte lui donna un peu de courage et, 0 J 8 (1)docilement, suivit l'homme pendant des kilomètres...

    Finalement, on lui donna un peu de son et un seau d'eau et on l'enferma dans une petite étable. Il faisait nuit, il sentait des odeurs animales qu'il n'arrivait pas à identifier, il avait peur mais il était si fatigué qu'il finit par s'endormir.

    • Pssst, pssst! Qui est-tu toi?

    • Allez, répond-moi!, moi je m’appelle Grumel...

    Il s'éveilla d'un coup, il n'osait pas bouger, la journée de la veille lui était revenue à l'esprit avec toute son angoisse.

        La porte s'ouvrit laissant entrer le soleil et se fut le grand brouhaha, toutes les brebis voulaient sortir en même temps!, quelle bousculade!.

    Grumel la brebis s'appelait ainsi car elle était courte et large, en occitan grumel veux dire pelote de laine. Elle lui jeta en partant:

    • Allez, allez, vient avec nous, il y a de l'herbe fraiche pour tout le monde!.

    Il était figé dans ce monde inconnu. L'homme vint le guider pour aller dans la prairie avec quelques caresses et encouragements.

    Il s’avança doucement et se cacha sous les branches d'un châtaignier, espérant passer inaperçu car il n'avait jamais vu de brebis. Mais 0 J 8 (2)c'était sans compter sur Grumel, la chef du groupe qui ne manquait pas de toupet:

    • Tu ne veux toujours pas dire ton nom?, tu n'est pas muet au moins?.

    Il se taisait toujours, chaque jour Grumel essayait d'ouvrir le dialogue, cela dura tout un mois.

    • Tu ne veux pas me parler?. Je sais tu es un âne, donc bête, méchant, moche, gris, têtu, idiot, ignare, lent, avec un "bonnet d'âne", de longues oreilles et en plus tu portes le nom d'un chef d'état!!!...

    Après cette tirade elle se mit à chanter:

    • Écoutez cette histoire

    • Que l'on m'a racontée.

    • Du fond de ma mémoire,

    • Je vais vous la chanter.

    • Elle se passe en Provence,

    • Au milieu des moutons,

    • Dans le sud de la France,

    • Au pays des santons.

     

    Alors Bourguiba leva la tête, ouvrit grand sa gueule et se mit à braire longuement. 0 J 8 (4)

    C'est ainsi que naquit entre un âne et une brebis, la plus grande amitié qu'on eut jamais connue.....

     

    • Mm mm mm mm...

    • Cette chanson sans gloire

    • Vous racontait la vie,

    • Vous racontait l'histoire

    • D'un petit âne gris... (Chanson de Hugues Aufray)

        

      (En souvenir de mon enfance à la ferme: la brebis Grumel et l'âne Bourguiba ont vraiment existés).

    • Petite Jeanne

       

       

         

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  • 0 J 9 (1)A mes petits enfants...

    C'est l'histoire d'un escargot des jardins qu'on appelait aussi "Demoiselle" à cause de la couleur de sa coquille, des lignes noires, jaunes et beiges en spirales.   0 J 9 (16)

    Un jour Demoiselle se fit kidnapper, oui, je dis bien kidnapper par un jeune garçon qui le mit dans un bocal avec une feuille de salade. Il resta un bon moment à observer le pauvre colimaçon qui cherchait désespérément la sortie, puis oublia le bocal dans un coin du jardin.

    Demoiselle fit et refit le tour à maintes reprises sans trouver l'issue, il comprit qu'il était prisonnier dans cette bulle. Il était triste et avait envie de pleurer.  

            Submergé de désespoir, il n'entendit même pas qu'on lui parlait, mais finalement il aperçut Petit-Gris qui lui faisait des signes derrière le verre.

    0 J 9 (2)- Que fais-tu là Demoiselle?.

    - Mais tu le vois bien, je suis prisonnier, je vais mourir ici!.

    - Il n'y a donc pas moyen de sortir de là?.

    - Il faudrait soulever le couvercle mais je n'ai pas la force.

    - Bon, soit patient, je vais voir si je trouve du monde pour nous0 J 9 (3) aider...

    Il partit aussi vite qu'il le put, il avait bien une idée en tête, mais c'était bien loin, il était tout petit et n’avançait pas vite.

        Son idée était d'aller jusqu'à la plante à escargots où un important congrès devait s'y produire. Certainement que les participants n'hésiteraient pas à reporter leurs réunions pour aller sauver Demoiselle.

    Au détour d'un chemin, il aperçut Monsieur Bourgogne et lui expliqua la chose:

    - Mr Bourgogne, vous qui avancez bien plus vite que moi, vous voulez bien aller avertir tout le monde au congrès?.

        0 J 9 (4)- Hélas non, je suis vraiment désolé Petit-gris, je dois aller vite pondre mes œufs, je ne peux pas reporter...

        Tristement, il repris son chemin sans perdre une minute.  

    Le lendemain, par malheur, un soleil écrasant vint se fixer dans le ciel buvant toute l'eau ici bas. Petit-gris avait très chaud et il devint impossible d'avancer, il du se cacher dans un trou pour son estivation (hibernation d'été) dans sa coquille.

    Demoiselle dans son bocal avait encore plus chaud, il avait déjà bouché l'entrée de sa demeure et s'était endormi.

    Heureusement la pluie revient toujours et tous les escargots du monde se réveillent!.   0 J 9 (2)

    Petit-gris, revigoré par cette bonne douche, se remit en route, il avait la responsabilité de sauver une vie...  

    0 J 9 (5)

        Enfin arrivé à destination, il eut bien du mal à se faire entendre tant il y avait du tumulte mais il eut la chance de rencontrer Gros-Gris, chef du protocole, en train de prendre son petit déjeuner.

     

        Après maintes explications, Gros-Gris prit la parole au micro et eut tôt fait de convaincre une bonne centaines d'escargots qui partirent tous en rangs, et c'est ainsi que Demoiselle fut sauvé.

    L'union fait la force!...

    Petite Jeanne

     

     

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  •  A Lapin (3)Je n'ai jamais écris d'histoire pour enfant, aujourd'hui je vous livre la première que je dédie à mes petits enfants, pour le jour où ils pourront se pencher sur leur enfance avec tendresse.... 

     

      Il était une fois une maman lapin qui était bien vieille, elle sentait des douleurs dans ses pattes et son ouïe n'était plus ce qu'elle était.

    Elle se sentait un peu désœuvrée en ce petit matin de février, elle était lasse, l'hiver avait été très rude mais grâce à sa grande expérience, elle avait survécu en rongeant les écorces des meilleurs arbres.   A Lapin (1)

      Un rayon de soleil vient lui réchauffer le dos tandis qu'elle songeait avec nostalgie à tous les lapereaux qu'elle avait mis au monde pendant sa courte vie de lapin. La plupart étaient gris avec parfois un peu de roux puis elle se mit à sourire en repensant à ceux qui avaient quelques taches blanches.  Elle s'était donné beaucoup de mal pour leur apprendre les meilleures herbes, mais aussi celles dangereuses qui donnent la maladie, à creuser des terriers pour être au chaud en hiver mais surtout reconnaître les gros oiseaux qui profitent de la moindre inattention pour nous A Lapin (1)serrer dans leurs griffes et nous emmener dans les airs...  

     

      Tout d'un coup, elle sentit son ventre se tordre. Qu'ai-je mangé, se demande-t-elle?. Je connais toutes les bonnes plantes de la prairie...   Soudain elle comprit qu'elle attendait encore des bébés. Comment vais-je faire se dit-elle, à mon âge, avec toutes mes douleurs mais elle n’eut pas le temps de se soucier davantage, il était grand temps de préparer un bon lit dans son terrier préféré.  A Lapin (2)

    Début mars, ce fut le moment de faire la première sortie. Un seul lapereau était né, et là, sous le soleil naissant, maman lapin éblouie se passait la patte sur les yeux: qu'il était beau ce petit, le plus magnifique de tous: il  était tout blanc, sans la moindre tache.

        A Lapin (2)Fière de son rejeton, elle s'empressa de lui apprendre tout ce qu'il devait savoir. Mais un jour, en traversant la route, la vieille mère si fit écraser...

     

      Petit Lapin resta longtemps là, sur le bord de la route, se cachant derrière la touffe de pissenlit, il était bien triste. Sans frères ni et sœurs pour jouer, il ne savait que faire. Il erra dans la prairie comme une âme en peine, mâchonnant machinalement quelques herbes de droite et de gauche.

        Il grandit, et devint un très beau lapin blanc... A Lapin (3)

    L'été était arrivé avec une profusion de fleurs, de parfums... Un jour, faisant sa sieste à l'ombre d'un grand pied de luzerne en fleur, un bruit le tira de sa rêverie. Il se glissa entre les plantes pour voir qui osait  troubler son sommeil: Il resta saisi d’étoA Lapin (4)nnement puis de joie et enfin d'un sentiment qu'il ne connaissait pas mais qui lui faisait battre son coeur plus de plus en plus fort.

     Une jeune et jolie petite lapine se toilettait en se mirant dans une flaque l'eau: elle était toute noire!.

     

         Petit Lapin oublia son enfance solitaire et sut qu'un grand bonheur l'attendait.

    C'est pourquoi, un peu partout, il y a des lapins noirs, gris, roux, blancs, noirs et blancs, blancs et roux, gris et roux, etc.......

    L'amour n'a pas de couleurs, il est comme le vent, on ne le voit pas mais on le sent...

    Petite Jeanne

    Trop fort mon petit fils!. Un jour il me dit: heureusement que tu as écris cette histoire, autrement moi je l'écrirais...

     

    Petit Lapin

     

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